AGENDA

A noter :

PROJECTION-DÉBAT

L’AACCE et le Centre Medem Arbeter Ring présentent

NOUS ETIONS DES ENFANTS…   

Vendredi 9 mars 2012 à 20h30

au Centre Medem-Arbeter Ring 52 rue René Boulanger 75010 Paris

________

L’AACCE VOUS INVITE

à rencontrer

Ivan JABLONKA

Autour de son livre :

Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus.

Vendredi 16 mars 2012 à 20h30

dans les locaux du Farband, situés au 5 rue des Messageries Paris 10e

à quelques pas du 14 rue de Paradis

 

 

 

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Présentation

aacce

Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /Jan /2007 11:31

  

                                                 (Chelem, Khelm)

 Population en 1939 : 31.000 dont 50% de juifs (68 km à l’est de Lublin)

 La ville a une riche histoire datant de 1442. Au dix septième siècle Chelm était un important centre de commerce et d’exportation de cuirs et textile spécialement de laine et de lin. En 1648 la ville fût ravagée par les bandes de cosaques de Bogdan Chmielnicki qui massacrèrent les juifs dans toute la région. Vers la moitié du dix neuvième siècle une importante communauté hassidique fut fondée en ville. Vers 1920, Chelm prit un grand essor économique grâce à l’arrivée du chemin de fer.

 Les Soviets occupèrent brièvement Chelm en septembre 1939, quand ils se retirèrent, plusieurs centaines de jeunes juifs quittèrent également la ville fuyant l’arrivée des allemands. Le 1er décembre 1939 les nazis déportèrent 1.800 hommes juifs vers la ville de Sokal. En route en abattirent 1.400. En mai et novembre 1942, la plupart des juifs survivants furent déportés au camp de Sobibor. Quand les armées soviétiques arrivèrent en juillet 1944, ils ne trouvèrent que 15 survivants.

 Cimetière juif ul. Staroscinska fondé au seizième siècle. Il reste une centaines de pierres tombales. Le lieu est transformé en parc. La vieille synagogue datant de 1914 est actuellement utilisée comme club technique.

                                                         Loulou

 

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Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /Jan /2007 11:28

                                 Belosok, Bialistok

 

         (Population en 1939: 100.000 habitants dont 60% de juifs)

 Bialystok a toujours été une ville multiculturelle. La région entourant la ville était la propriété de la noblesse polonaise, et exploitée par une paysannerie polonaise et russe blanche. De nombreux commerçants allemands et juifs étaient installés en ville. Depuis la fin du 18°siècle jusqu’à la veille de la première guerre mondiale,  la ville faisait partie de l’Empire Russe, entre les deux guerres, elle fût polonaise. Au début du 20°siècle, Bialystok fût une des rares cités européennes à population majoritairement juive. Dans beaucoup de villes, les juifs représentaient un tiers de la population, à Bialystok ils étaient les trois cinquièmes. Comme Lodz, Bialystok devint au 19°siècle un centre textile très important. A la fin du siècle, elle devint un centre de production de vêtements bon marché répondant ainsi à la demande du marché russe. Elle fut aussi un centre d’industrie du tabac. A la fin du 19° et début du 20°siècle la plupart de l’industrie du textile et du tabac était entre les mains des juifs. Isaac Zabludovsky natif de Bialystok, était connu comme le premier millionnaire juif   en Russie. Ludwig Zamenhof, le créateur de l’Espéranto était natif de Bialystok ainsi qu’Ytzhak Shamir, futur Premier ministre d’Israël. Mais la plupart des juifs de la ville ne furent ni riches, ni célèbres, mais de simples ouvriers ou petits commerçants. Au début des années 1880 Bialystok devint un centre du mouvement ouvrier où le Bund était prépondérant. En 1906, pendant la première révolution russe, Bialystok fût le théâtre d’un important pogrom. Mais une violence d’une toute autre échelle suivit l’occupation de la ville par les Allemands à partir de juin 1941. Dès leur arrivée, les Allemands brûlèrent les quartiers juifs ainsi que la grande synagogue dans laquelle ils avaient enfermé 1.500 juifs. En août, ils établirent le ghetto. Deux ans plus tard, il fût liquidé, et la plupart de ses 45.000 occupants furent envoyés à Treblinka. Une révolte, préparée de longue date par des organisations clandestines, éclata. Dirigée par Mordehaï Tenenbaum elle fût écrasée quelques jours avant celle du  ghetto de Varsovie. Une poignée de juifs réussit à s’enfuir dans les forêts environnantes puis à rejoindre les partisans soviétiques.

 Cimetière juif : ul. Wschodnia

 

 Seul des six cimetières, existant encore. Plus de 5.000 tombes datant de 1890

 

 Mémoriaux de l’holocauste : 

Ul. Zabia : (ancien cimetière du ghetto) deux monuments, l’un commémorant les victimes du ghetto, l’autre les partisans juifs.

Ul. Wschodnia (vieux cimetière juif) monument de granit site de la fosse commune des victimes du pogrom de 1906.

 Sur la route 19 (vers Augustow) : Las Pietraze, foret à la limite nord de Bialystok, cimetière où 5.000 juifs furent tués et brûlés dans une fosse commune les 3 et 12 juillet 1941. Monument commémoratif.

 Ul. Warszawka 8 : Plaque en polonais et espéranto a l’endroit de l’école où Ludwik Zamenhof créa l’Espéranto.

 Ul. Melmeda 10 : plaque mémorial en l’honneur de Itzhak Malmed, résistant.

 Ul. Sienkiewicza 79 : ancienne école juive en 1905, où étudia notamment Iitzhak Shamir. Actuellement hôpital.

 Ul. Warszawka 15 : ancien hôpital juif construit en 1840. Plus vieil immeuble actuel de Bialystok. Actuellement hôpital général. 

                                                                            Loulou

 

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Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /Jan /2007 11:07

                                        BEDZIN (à la demande de Fernande Stenay)

                                                 Bendin, Bendzin  

                        (Population en 1939: 60.000 habitants dont 45% de juifs)

 Bedzin existait en tant que colonie polonaise en Silésie bien avant que Casimir le Grand lui octroya une charte municipale en 1358. Sur l’emplacement d’un château de bois du 13°siècle il érigea une forteresse pour garder la frontière contre l’envahisseur Germanique. En 1583, le roi Stefan Batory autorisa les juifs à s’installer dans la ville et de jouir de divers droits économiques. Un cimetière juif fût établi en 1592, un autre en 1831 en réponse à une épidémie de choléra, et deux autres à la fin du 19°siècle. La population juive de Bedzin grandit quand Bedzin devint un centre industriel à la fin du 19°siècle. Dans l’entre guerres les juifs furent très actifs, entrepreneurs et ouvriers dans les mines et les industries métallurgiques, ainsi que dans la chimie, la peinture et la bakélite. Des industriels juifs locaux sponsorisèrent des écoles élémentaires et supérieures juives. Près de 1.000 juifs adhéraient à des réseaux de coopératives et des sociétés de crédit. En 1931 Bedzin comptait près de 20.000 juifs représentant la moitié de la population. Les Allemands occupèrent Bedzin le 4 septembre 1939 et rebaptisèrent la ville Bendsburg. Cinq jours plus tard ils enfermèrent 200 juifs dans la Synagogue et l’incendièrent. Au début, il n’y eut pas de ghetto à Bedzin, résultat, beaucoup de juifs fuyant d’autres villes crurent trouver refuge dans Bedzin. Mais cette absence de ghetto n’empêcha pas les allemands de déporter plusieurs milliers de juifs vers Auschwitz en mai 1942 puis 5.000 en août . Un ghetto fût finalement instauré en janvier 1943 dans la banlieue de Kamionka mais il fût liquidé en Août devant la résistance armée juive, et les survivants expédiés à Auschwitz. Plusieurs hommes et femmes de Bedzin jouèrent un rôle très important dans le soulèvement qui détruisit une chambre à gaz d’Auschwitz en octobre 1944. Quelques survivants retournèrent à Bedzin après la guerre et tentèrent de rétablir une communauté mais la plupart d’entre eux quittèrent la Pologne après le pogrom de Kielce en juillet 1946.           

 Cimetières juifs : ul. Podzamcze : 300 tombes datant de 1831

 Ul. Zawale : cimetière fondé en 1592, détruit par les allemands : actuellement parc.

 Ul. Bedzinska 64 (dans la ville de Czeladz : quelques restaurations avec 5.000 pierres tombales datant de 1880.

Mémorial de l’Holocauste à l’endroit de l’ancienne synagogue près du château inauguré en 1993.

  Ul. 22 Lipca 23 : plaque à la mémoire des 200 juifs brûlés vifs par les allemands dans la synagogue le 9 septembre 1939.

                                                                                   Loulou

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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 16:05

Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah 

Cérémonie du Panthéon en hommage aux Justes de France  

18 janvier 2007

 

Monsieur le Président de la République, 
 
 Mesdames et Messieurs les Justes de France, c’est à vous que mon propos s’adresse ; à vous tous qui nous entourez  ainsi qu’à ceux qui n’ont pu se joindre à nous ;  à vous aussi qui avez aidé à sauver des juifs sans chercher à obtenir cette reconnaissance.

 

 
Au nom de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, au nom de tous ceux qui vous doivent la vie, je viens ce soir vers vous, pour vous exprimer notre respect, notre affection, notre gratitude.
 
On ne saura jamais exactement combien vous êtes. Certains sont morts, sans juger utile de se prévaloir de ce qu’ils avaient fait. D’autres ont cru être oubliés de ceux qu’ils avaient sauvés. D’autres enfin ont même refusé d’être honorés, considérant qu’ils n’avaient fait que leur devoir de Français, de chrétiens, de citoyens, d’hommes et de femmes envers ceux qui étaient pourchassés pour le seul crime d’être nés juifs.
 
Certains Français se plaisent à flétrir le passé de notre pays. Je n’ai jamais été de ceux-là. J’ai toujours dit, et je le répète ce soir solennellement, qu’il y a eu la France de Vichy, responsable de la déportation de soixante-seize mille juifs, dont onze mille enfants, mais qu’il y a eu aussi tous les hommes, toutes les femmes, grâce auxquels les trois quarts des Juifs de notre pays ont échappé à la traque. Ailleurs, aux Pays Bas, en Grèce, 80% des Juifs ont été arrêtés et exterminés dans les camps. Dans aucun pays occupé par les nazis, à l’exception du Danemark, il n’y a eu un élan de solidarité comparable à ce qui s’est passé chez nous. 
 
Vous tous, les Justes de France auxquels nous rendons hommage aujourd’hui, vous illustrez l’honneur de notre pays qui, grâce à vous, a retrouvé le sens de la fraternité, de la justice et du courage. Voilà plus de soixante ans, vous n’avez pas hésité à mettre en péril la sécurité de vos proches, à risquer la prison et même la déportation. Pourquoi ? Pour qui ? Pour des hommes, des femmes et des enfants que, le plus souvent, vous ne connaissiez même pas, qui ne vous étaient rien, seulement des hommes, des femmes et des enfants en danger.
 
Pour la plupart, vous étiez des Français «  ordinaires ». Citadins ou ruraux, athées ou croyants, jeunes ou vieux, riches ou pauvres, vous avez hébergé ces familles, apporté réconfort aux adultes, tendresse aux enfants. Vous avez agi avec votre cœur parce que les menaces qui pesaient sur eux vous étaient insupportables. Vous avez obéi sous le coup d’une exigence non écrite qui primait toutes les autres. Vous n’avez pas cherché les honneurs. Vous n’en êtes que plus dignes.
 
Je tiens ce soir à vous remercier, Monsieur le Président de la République d’avoir publiquement reconnu la responsabilité de l’Etat dans les lois scélérates de Vichy. A vous remercier aussi d’avoir, sans faille, à maintes reprises, rappelé l’action exemplaire, courageuse et fraternelle des Français, dont certains vous entourent ici ce soir.  

Face au nazisme qui a cherché à rayer le Peuple juif de l’Histoire des hommes et à effacer toute trace des crimes perpétrés, face à ceux qui, aujourd’hui encore, nient les faits, la France s’honore, aujourd’hui, de graver de manière indélébile dans la pierre de son histoire nationale, cette page de lumière dans la nuit de la Shoah. 

Les Justes de France pensaient avoir simplement traversé l’Histoire. En réalité, ils l’ont écrite. De toutes les voix de la guerre, leurs voix étaient celles que l’on entendait le moins, à peine un murmure, qu’il fallait souvent solliciter. Il était temps que nous les entendions. Il était temps que nous leur exprimions notre reconnaissance. 

Pour nous qui demeurons hantés par le souvenir de nos proches, disparus en fumée, demeurés sans sépulture, pour tous ceux qui veulent un monde meilleur, plus juste et plus fraternel, débarrassé du poison de l’antisémitisme, du racisme et de la haine, ces murs résonneront désormais et à jamais de l’écho de vos voix, vous les Justes de France qui nous donnez des raisons d'espérer  

Par Simone VEIL - Publié dans : aacce
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Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /Jan /2007 16:01

- Eplucher, laver  les carottes en quantité  désirée (environ 1 Kg  pour 4 personnes)

- Les  couper en rondelles de 0,5cm. d'épaisseur

- Pour des grandes quantités, on peut les précuire rapidement : 5 minutes à l'autocuiseur dans le panier

- Dans un faitout chauffer un peu d'huile sans la laisser fumer 

- Mettre les carottes soit directement, soit légèrement précuites. Remuer à la spatule en bois pour bien enrober d'huile les carottes
   
-  Ajouter un verre d'eau
   
-  Laisser cuire à petit feu, en les retournant de temps en temps

- Après environ 1/4 d'heure de cuisson , assaisonner avec poivre et sel selon le goût

- On peut aussi rajouter une poignée de raisins secs (surtout si le Tsimess est mangé en  dessert). Ma mère n'en mettait pas 

- Ajouter du sucre en poudre selon le goût. Pour manger le Tsimess en légume, ne pas trop sucrer ; en    dessert on peut sucrer  davantage

- Laisser cuire à feu très très doux, en remuant de temps en temps. Le sucre réalise un glaçage sur les
    carottes

 - Ajouter de la cannelle en cours de cuisson selon le goût

-  Laisser cuire environ 1 heure à 1 heure 1/2. Plus les carottes cuisent longtemps, plus le glaçage est accentué. Mais éviter d'arriver au stade purée
   
-1/4 d'heure avant la fin de la cuisson, faire un roux : dans une poêle, faire fondre une cuillère de beurre ou de margarine, ajouter une bonne cuillerée de farine.

- Remuer, laisser  légèrement blondir. Rajouter un peu d'eau. Remuer rapidement et  verser tout de suite sur les carottes. Mélanger et laisser cuire encore un quart d'heure.

Rachel             
   

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Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /Jan /2007 14:39

Il y a le choix ...


And the Angels Sing
Al Jolson - Hatikvah
Al Jolson - Kol Nidre
Anniversary Waltz - Jan Peerce
Avinu Malkenu
Barbara Streisand - Avinu Malkeinu
Barry sisters - a byssele
Barry sisters - Bei mir bistu shain
Barry sisters - Channa From Havanna
Barry sisters - chiribim chiribom
Barry sisters - Coney Island
Barry sisters - dem neyem sher
Barry sisters - Eishes Chiyell
Barry sisters - Fargess mich nit
Barry sisters - hava nagila
Barry sisters - Hevaynu Shalom Alaychem
Barry sisters - hopkele
Barry sisters - ich hob dich zifeel lieb
Barry sisters - ja mein liebe tochter
Barry sisters - Main Glick
Barry sisters - Mein Shtetele Belz
Barry sisters - My Yiddishe Mama
Barry sisters - ochy chernye
Barry sisters - papirossen
Barry Sisters - Passover Medley (Delightful)
Barry sisters - Ragtime Cowboy Joe
Barry sisters - rumeine
Barry sisters - shabes lich
Barry sisters - Shein vi di levone
Barry sisters - Shmaravosnik
Barry sisters - tum balalaika
Barry sisters - Tzena
Barry sisters - vie a heen zol ich gayn
Barry sisters - Yingele Nit Vain (Little Boy, Don't Cry)
Barry sisters - zigoiner romans
Barry sisters - zug es meir noch amool
Bei Mir Bist Du Schon - Andrews Sisters
Bei Mir Bist Du Schon - Benny Goodman
Chassidic Melody - Netania Davrath
Chieu Matxcova
Der Rebbe Elimeylech
Dedi - Od Yishoma
Ein Keloheinu
Eli Eli
Erev Shel Shoshanim
Eretz Eretz
Ethnic song
Exodus - Andy Williams
Exodus & Havah Nagilah - Connie Francis
Haganeh Patrol
Havah Nagilah
Havah Nagilah - Harry Belafonte (Very Good)
Hanukkah In Santa Monica
Hatkivah


Inzenyrska
Khosid - Wedding Dances
Kibbutz Wedding
Klezmer - Mazel tov
Klezmer - Odessa Mama
Klezmer - Oseh Shalom
Kol Nidrei
Korin AlalA> Medley
Meshuggeneh - Rumania
Mordechai Ben David - Let my people go
Mule Train
Oy Chanukah, Oy Chanukah
Podmoskv
Quadrille

Rumania, Rumania
Russian Gypsy Balalaika
Russian National Anthem
Russian Nat. Anthem - 1915
Sh�ma - Am Yisroel Chai - Hatikvah
Shiri Bim - Herschel Bernardi
Schindler's List Soundtrack - (Krakow Ghetto - Winter '41)
Sshalom aleichem - sei yona
Shalom Aleichem
Shlomo Artzi-haahava hayeshna
Theodore Bikel - Mayn Shtetele Belz
Tumalalaika - Herschel Bernardi
Tzena,Tzena - Tzena,Hevenu
Yome, Yome - Shoshana Damari

 
 
 
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Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /Jan /2007 14:13

 

Allocution de M. Jacques CHIRAC, Président de la République, à l’occasion de la cérémonie nationale en l’honneur des Justes de France.

 

"Il y a 65 ans, dans l’Europe presque entièrement asservie, la barbarie nazie décide l’exécution de la solution finale. Une idéologie effroyable fait régner la terreur : une idéologie raciste, fondée sur cette croyance criminelle et folle selon laquelle certains hommes seraient par nature "supérieurs" à d’autres. Et cela, au cœur d’un continent qui se considère comme l’aboutissement de la civilisation···

Innombrables sont celles et ceux que les nazis condamnent à mort a priori, à cause de leur origine, comme les Tziganes, à cause de leurs convictions religieuses ou politiques, de leurs préférences sexuelles, de leur handicap. Mais c’est contre les Juifs que se déchaîne avec le plus de cruauté et de violence systématique la folie nazie. Ce sont eux qui payent le tribut le plus effrayant : six millions d’êtres humains assassinés dans des conditions inexprimables. La quasi-disparition des Juifs d’Europe. La Shoah.

Comme dans un cauchemar, l’Occident se trouve renvoyé aux temps les plus noirs de la barbarie. À travers la destruction des Juifs, c’est au fond toute la civilisation judéo-chrétienne, toute la civilisation européenne, vieille de plusieurs millénaires, qu’Hitler veut abattre : l’invention à Athènes de la démocratie, l’éclosion à Rome d’une civilisation fondée sur le droit, le message humaniste des Lumières au XVIIIe siècle.

En France même, le pays des Lumières et des droits de l’Homme, le pays où tant de grands hommes se sont levés pour l’honneur du capitaine Dreyfus, le pays qui a porté Léon Blum à la tête du gouvernement, en France, un sombre linceul de résignation, de lâcheté, de compromissions recouvre les couleurs de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Le pouvoir de Vichy se déshonore, édictant de sa propre initiative, dès le 3 octobre 1940, le sinistre Statut des Juifs, qui les exclut de presque toutes les fonctions. Les Juifs de France sont d’autant plus stupéfaits de cet antisémitisme d’État que leur pays est celui qui le premier en Europe, dès 1791, leur a accordé les droits des citoyens. Ils aiment leur patrie avec passion. Ils se sont battus pour elle, comme Marc Bloch et tant d’autres, en 1914 et en 1939 : soudain, devant leurs yeux incrédules, la République abdique, rend les armes à Pétain et à Laval, cède la place à une clique revancharde et haineuse.

Voilà 65 ans, en France, il y a la honte du premier convoi de déportation, le 27 mars 1942. Il y a l’ordonnance allemande du 7 juin et l’ignominie de l’étoile jaune. Il y a le crime irréparable du Vel d’Hiv’, les 16 et 17 juillet. Il y a, du 26 au 28 août, la rafle de milliers de Juifs étrangers en zone libre.

Mesdames et Messieurs,

Il y a les ténèbres. Mais il y a aussi la lumière. La France affamée, terrorisée, coupée en deux par la ligne de démarcation, est étourdie par l’ampleur de la défaite. Mais très vite, des voix s’élèvent. Dès le 11 novembre 1940, de Gaulle écrit de Libreville au Congrès juif mondial que le statut des Juifs n’aura aucune validité dans la France libre. Il fustige la violation, par Vichy, "des principes de liberté et de justice égale, sur lesquels la République française était fondée". Puis, dans le pire effondrement de notre histoire, alors même que la Wehrmacht semble encore invincible, des Françaises et des Français en très grand nombre vont montrer que les valeurs de l’humanisme sont enracinées dans leurs âmes. Partout, ils accueillent, cachent, sauvent au péril de leur vie des enfants, des femmes, des hommes, persécutés parce qu’ils sont Juifs. Dans ce cauchemar éveillé que les Juifs vivent depuis 1940, la France, leur France, à laquelle ils ont cru si intensément, n’a pas disparu. Dans les profondeurs du pays, une lueur d’espoir se fait jour. Elle est fragile, vacillante. Mais elle existe.

Il y a cette secrétaire de mairie qui fournit des papiers à des familles juives, et convainc les habitants du village de partager leurs tickets d’alimentation : le courage d’une seule personne a cristallisé la générosité de tous. Il y a ce couple d’hôteliers qui trouve sur le pas de sa porte un homme échappé d’une rafle, affamé et épuisé : ils l’hébergent pendant deux de ces années terribles. Il y a ce boulanger qui reconnaît un adolescent arrêté et avertit le directeur de son école : prévenu, un officier de gendarmerie, membre de la Résistance, libère le jeune homme. Grâce à cette chaîne humaine de solidarité et de courage, une vie est sauvée. Il y a ce professeur de latin qui, jusqu’au bout, tente de protéger l’élève qu’il a présenté au concours général. Il y a cette concierge qui entend le crissement des freins des camions allemands, fait le tour des occupants juifs de son immeuble pour leur dire de rester silencieux derrière leurs portes closes, et les sauve ainsi de la déportation. Il y a le pasteur Trocmé, qui entraîne avec lui, dans l’accueil de centaines de Juifs en fuite, tout un village, tout un plateau de Haute-Loire : Le Chambon-sur-Lignon, dont le nom résonne aujourd’hui dans nos cœurs. Il y a ces sœurs qui abritent, dans leurs couvents, dans leurs pensionnats, des enfants juifs. Il y a ces curés savoyards, devenus par la force des choses passeurs professionnels, qui emmènent les réfugiés de l’autre côté de la frontière. Il y a ce général commandant une région militaire qui refuse de prêter sa troupe pour surveiller l’embarquement de déportés, ce qui lui vaut une révocation immédiate. Il y a tous ces paysans, que nous a montrés avec tant d’émotion Agnès Varda, qui accueillent, aiment et protègent de si nombreux enfants.

Il y en a tant et tant d’autres, dans toutes les classes sociales, dans toutes les professions, de toutes les convictions. Des milliers de Françaises et de Français, qui sans s’interroger, font le choix du bien. Quel courage, quelle grandeur d’âme il leur a fallu ! Tous connaissaient les risques encourus : l’irruption brutale de la Gestapo. L’interrogatoire. La torture. Parfois même, la déportation et la mort.

Certains furent reconnus Justes parmi les nations. D’autres resteront anonymes, soit qu’ils aient laissé leur vie en aidant l’autre, soit que, dans leur modestie, ils n’aient même pas songé à faire valoir leurs actes. Certains sont ici aujourd’hui, ainsi que ceux qu’ils ont sauvés. Je les salue tous, avec un infini respect. En France, grâce à cette solidarité agissante, selon le beau mot de Serge Klarsfeld, les Justes ont contribué à protéger les trois quarts de la population juive d’avant-guerre de la déportation, c’est-à-dire d’une mort presque certaine : sur plus de 75.000 déportés, seuls revinrent quelque 2.500 survivants. Et après quelles souffrances indicibles : vous pouvez en témoigner, chère Simone Veil, vous dont le courage, en toute occasion, est un exemple. La majorité des Juifs assassinés ont été livrés aux Allemands par Vichy et par les collaborateurs. Mais la plupart des Juifs sauvés le furent par des Français.

Aujourd’hui, pour cet hommage de la nation aux Justes de France, reconnus ou anonymes, nous sommes rassemblés pour évoquer notre passé, mais aussi pour enrichir notre présent et notre avenir. "Quiconque sauve une vie sauve l’univers tout entier", dit le Talmud, devise qui orne la médaille des Justes. Il faut en comprendre toute la force : en sauvant une personne, chaque Juste a en quelque sorte sauvé l’humanité. Cette mémoire, soyez-en certains, soyez-en fiers, perdurera de génération en génération.

Par ce geste, vous nous incitez aussi à interroger notre conscience. Qu’est-ce qui fait que, confronté à un choix crucial, quelqu’un agit selon son devoir, c’est-à-dire en considérant l’autre pour ce qu’il est, une personne humaine avant tout ? Pour certains Justes, c’est une question de conviction religieuse, et ceux-là, n’en doutons pas, entendent le message de l’Église dans sa vérité. D’autres, parfois les mêmes, appartiennent à des groupes longtemps opprimés, comme les protestants, ou sont viscéralement hostiles à la politique de Vichy. Mais, pour tous, c’est une réaction venue du plus profond du cœur, expression la plus haute de ce que l’on nomme la charité.

Toutes et tous, ils ont eu, vous avez eu le courage de voir et de comprendre la détresse avec les yeux du cœur. Ce courage anime Monseigneur Saliège, archevêque de Toulouse, qui a été pour beaucoup dans la prise de conscience des catholiques de France. Infirme, reclus dans son palais épiscopal, il sait pourtant rendre concrètes, dans son admirable lettre pastorale, les souffrances injustifiables endurées par ces êtres coupables du seul crime d’être nés. Ce courage de voir et de comprendre avec les yeux du cœur, on le trouve partout : chez ce voisin d’immeuble, que l’on connaît à peine et qui, sans poser de question, accueille votre famille alors que la milice frappe aux portes.

Vous, Justes de France, vous avez transmis à la nation un message essentiel, pour aujourd’hui et pour demain : le refus de l’indifférence, de l’aveuglement. L’affirmation dans les faits que les valeurs ne sont pas des principes désincarnés, mais qu’elles s’imposent quand une situation concrète se présente et que l’on sait ouvrir les yeux.

Plus que jamais, nous devons écouter votre message : le combat pour la tolérance et la fraternité, contre l’antisémitisme, les discriminations, le racisme, tous les racismes, est un combat toujours recommencé. Si l’antisémitisme s’est déchaîné dans les années 1930 et 1940, c’est faute d’avoir été condamné avec la fermeté nécessaire. C’est parce qu’il a été en quelque sorte toléré comme une opinion parmi d’autres. Telle est la leçon de ces années noires : si l’on transige avec l’extrémisme, il faut bien le mesurer, on lui offre un terreau pour prospérer, et tôt ou tard on en paye le prix. Face à l’extrémisme, il n’y a qu’une attitude : le refus, l’intransigeance. Et c’est sans merci qu’il faut lutter contre le négationnisme, crime contre la vérité, perversion absolue de l’âme et de l’esprit, forme la plus ignoble, la plus abjecte de l’antisémitisme.

Mesdames et Messieurs,

Les Justes ont fait le choix de la fraternité et de la solidarité. Ils incarnent l’essence même de l’homme : le libre arbitre. La liberté de choisir entre le bien et le mal, selon sa conscience. À tous, en ce lieu où elle honore ses grands hommes, la nation rend aujourd’hui le témoignage de son respect et de son estime. Vous incarnez aussi la France dans ce qu’elle a de plus universel, dans la fidélité aux principes qui la constituent. Grâce à vous, grâce à d’autres héros à travers les siècles, nous pouvons regarder la France au fond des yeux, et notre histoire en face : parfois, on y voit des moments profondément obscurs. Mais on y voit aussi et surtout le meilleur et le plus glorieux. Notre histoire, il faut la prendre comme un bloc. Elle est notre héritage, elle est notre identité. C’est à partir d’elle, et en traçant de nouveaux chemins, que nous pouvons nous engager tête haute dans les voies de l’avenir. Oui, nous pouvons être fiers de notre histoire ! Oui, nous pouvons être fiers d’être Français !

Ce que nous enseignent aussi l’effondrement de la République en juin 1940, l’illusion tragique du recours à Pétain et le déshonneur de Vichy, c’est à quel point une nation est fragile. Dans le confort de nos certitudes d’aujourd’hui, beaucoup ont le sentiment que la France est éternelle, que la démocratie est naturelle, que la solidarité et la fraternité peuvent se résumer au système de sécurité sociale. Dans une société qui, malgré ses difficultés, est prospère et stable, l’idée du bonheur semble trop souvent se ramener à la satisfaction de besoins matériels. Nous devons entendre votre message. Une nation, c’est une communauté de femmes et d’hommes solidaires, liés par des valeurs et un destin communs. Chacun est dépositaire d’une parcelle de la communauté nationale, et celle-ci n’existe que si chacun s’en sent pleinement responsable. À un moment où montent l’individualisme et la tentation des antagonismes, ce que nous devons voir, dans le miroir que nous tend le visage de chaque être humain, ce n’est pas sa différence, mais ce qu’il y a d’universel en lui. À ceux qui s’interrogent sur ce que c’est d’être Français, à ceux qui s’interrogent sur ce que sont les valeurs universelles de la France, vous, les Justes, avez apporté la plus magnifique des réponses, au moment le plus noir de notre histoire.

Au nom de la France, au nom de la nation tout entière, je m’incline aujourd’hui devant vous avec respect et reconnaissance".


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Hommage de la Nation aux Justes de France

Sous la chape de haine et de nuit tombée sur la France dans les années d'Occupation, des lumières, par milliers, refusèrent de s'éteindre. Nommés « Justes parmi les Nations » ou restés anonymes, des femmes et des hommes, de toutes origines et de toutes conditions, ont sauvé des Juifs des persécutions antisémites et des camps d'extermination. Bravant les risques encourus, ils ont incarné l'honneur de la France, ses valeurs de justice, de tolérance et d'humanité.


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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 11:00

Au 1er janvier 2006, les Justes parmi les Nations sont 21 310.

 

 

 

Pays d'origine

 

Nombre de Justes 

 

Pologne 

5 941  

Pays-Bas  

4 726  

France  

2 646  

Ukraine  

2 139 

Belgique  

1 414 

Hongrie  

671 

Lituanie  

630 

Biélorussie  

564 

Slovaquie  

460 

Allemagne  

427 

Italie  

391  

Grèce  

265  

Serbie  

121  

Russie  

120 

République tchèque 

115

Croatie  

105 

Lettonie 

100

Autriche  

85 

Moldavie 

71 

Albanie  

63  

Roumanie  

52 

Suisse

38

Bosnie-Herzégovine  

34 

Norvège 

26 

Danemark  

21 

Bulgarie  

17 

Royaume-Uni  

13 

Suède  

10 

République de Macédoine 

10 

Arménie 

10 

Slovénie 

6 

Espagne 

3 

Estonie  

Brésil  

 

Chine  

 

 
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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 14:43
Resumé: L'Alliance pour la Planète demande a tout le monde d'eteindre lel courant le 1er février entre 19h55 et 20h00  
 
L'Alliance pour la Planète (groupement national d'associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s'agit pas d'économiser 5 minutes d'électricité uniquement ce jour-là, mais d'attirer l'attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d'énergie et l'urgence de passer à l'action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.
 
Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d'experts climatiques des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l'urgence de la situation climatique mondiale.
 
Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l'élection présidentielle ! Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux !
 
Faites le également apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.
 
www.amisdelaterre.org
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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /Jan /2007 18:05

Si vous n'avez pas pu aller à la "première" , courrez-vite voir :

 


 

 

 

Voir le site officiel       

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