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A noter :

Pour permettre au plus grand nombre

de participer au voyage à Tarnos

du 25 au 28 octobre 2012

La date limite des inscriptions

est reportée au

30 juin 2012

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Rencontre avec

Guy Konopnicki

autour de son dernier livre

Vendredi 1er Juin

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Présentation

aacce

Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 15:16

Environ 400 grammes de restes de pain.

Le détremper dans du lait. Le presser et le mettre sans un récipient.

Ajouter: une grosse pomme boskop ou canada, coupée en petites lamelles très fines.

Bien homogénéiser en triturant à la main, une poignée de raisin sec, du sucre (selon goût), un peu d'huile, un oeuf, de la canelle, homogénéiser à nouveau avec une cuiller de préférence.

Etaler la préparation dans un moule à manquer ou un plat en verre ou porcelaine à feu préalablement graissé.

Mettre à four chaud, environ 5 minutes, puis baisser la température (thermostat 8/7) environ 45 minutes.

Rachel            

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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 15:02
 
Ne pas faire de trop petites quantités. Par exemple, pour 4 kg.
Grosse poitrine de boeuf désossée piquer d'ail, mettre dans un grand récipient contenant: eau, ail, thym, oignon, laurier, 4 clous de girofle, une poignée de gros sel.
Il faut que la viande soit recouverte.
Poser sur la viande un plat avec des poids. Retourner la viande, matin et soir, tous les jours. Au 3ème jour, frotter la viande avec 50 grammes de salpêtre (nitrate de potassium). Remettre dans la saumure plus les poids et continuer à retourner matin et soir.
Après 6 jours en tout, rincer la viande, jeter la saumure. Faire cuire comme un pot-au-feu avec les mêmes ingrédients que pour la saumure plus quelques carottes en rondelles.
Attention au sel, car la viande est déjà salée. Cuire une heure et demie à la cocotte minute (3 heures dans une casserole ordinaire).
Se mange chaud, tiède ou froid.
Il n'y a pas de colorant, ni de conservateur !

Rachel              

 

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Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 14:47

-         2 pieds de veau dont on fait retirer l’os médian.

 -         Les cuire dans de l’eau avec : sel + grains de poivre + laurier + thym + un oignon + ail, pendant 2 heures à 2 heures ½ en casserole normale ou une heure en autocuiseur.

 -         Sortir la chair par petite quantité et la débarrasser des os. La hacher menu sur une planche à découper avec un hachoir à main  (avec un robot on obtient une infâme bouillie : nos grand-mères savaient ce qu’elles faisaient, et de toute manière elles ne connaissaient pas le robot…)

 -         Mettre ce hachis dans un plat creux.

 -         Passer le jus au chinois et en rajouter dans le plat de façon à bien mélanger le hachis. Le niveau du liquide ne doit pas dépasser de beaucoup la hauteur du hachis (sinon le gel serait trop mou).

 -         Rajouter de l’ail coupé très fin. Rectifier l’assaisonnement. Remélanger le tout

 -         On peut déposer à la surface de fines tranches de citron, ou pour ceux qui aiment de fines tranches d’œuf dur.

 -         Mettre au réfrigérateur au moins 12 heures.

 Ce gel se découpe en cubes de taille désirée, que l’on peut manger avec un filet de vinaigre ou de la moutarde ou évidemment du raifort (…haïn).

Rachel              

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /Déc /2006 13:57

- Des foies de poulet (ce sont les plus moelleux)

 - Le double de poids d'oignons

 - 1 œuf pour 100g. de foie

 - Eplucher et émincer les oignons

 - Les faire revenir dans une poêle avec un peu d'huile. Remuer de temps en temps. Pendant ce temps, émincer les foies.

 - Quand les oignons commencent à blondir, mettre les foies émincés dedans. Mélanger.

 - Au fur et à mesure que le foie cuit, écraser à la fourchette foie et oignons (ne pas le faire au mixer, les oignons rendraient l'ensemble trop liquide).

 - Continuer à écraser pendant la cuisson, jusqu'à obtenir un mélange homogène.

 - Assaisonner selon goût : sel, poivre.

 - Laisser refroidir

 - Faire durcir les œufs - les écaler et les écraser à la fourchette.

 - Les rajouter à l'ensemble foies-oignons.

 - Mélanger encore, tout en écrasant l'ensemble, et toujours à la fourchette.

 - Rectifier l'assaisonnement.

 - Mettre au réfrigérateur.

 - Sortir le pâté un peu avant le repas : il se mange froid mais non glacé.

 Remarque: Si vous suivez scrupuleusement la mise en œuvre ; vous obtiendrez le meilleur "Gehacté leibéleh" qui soit : car je tiens cette recette de ma mère... .  

Rachel                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /Déc /2006 21:13

- Blanchir le choux   

- Emincer en lanières   

- Le mettre dans une casserole et couvrir d'eau   

- Ajouter:                 - une poignée de raisins secs   

                                - une pomme acidulée, genre Boskop ou Grany, coupée en lamelles  

                                - des grains de poivre de Jamaïque   

- Cuire   

- En milieu de cuisson, saler,ajouter une pincée d'acide citrique,un peu de sucre selon goût   

- En fin de cuisson , mettre un roux brun fait avec un peu de beurre (ou margarine) et une cuillère de farine   

- Refaire un peu cuire   

Comme un borchtch, ce choux accompagne bien des pommes de terre.

Rachel                           

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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /Nov /2006 19:13

 

 MOSHE NADIR. Né en 1885 en Galicie. Mort en 1943 à New-York. Son  activité littéraire se déroula en Amérique. Journaliste, critique littéraire et théâtral, humoriste caustique, il est l'auteur d'innombrables nouvelles satiriques, d'aphorismes et de légendes numérotées en chiffres romains.

                                                   _______________

 ... Et voici deux des légendes numérotées de Moshé NADIR  

 

Légende XXIII:

 Le code législatif est fondé sur l'axiome que l'homme est naturellement bon, qu'il a bon cœur, c'est pourquoi il faut faire des lois pour le préserver de lui-même. Si l'homme veut donner l'aumône à un mendiant - la Loi interdit la mendicité.  

S'il veut s’enivrer et devenir encore meilleur, - la Loi interdit l'alcoolisme. 

S'il veut sauter du pont dans la rivière et rendre à Notre Seigneur et Maître du Monde, son âme, puisque c'est une chose trop précieuse pour la traîner avec nous, c'est encore la Loi qui l'empêche. 

 

Puisque la Loi est faite pour nous protéger, faisons donc nos lois nous-mêmes: 

 

Une loi pour ne pas prêter à notre ami plus de 5 dollars. 

Une loi pour ne pas nous répandre en éloges sur  notre voisin. 

Une loi pour ne pas avoir pitié d'un social-démocrate; ne pas dire bonjour aux gens que nous ne connaissons pas; ne pas embrasser de femmes mariées... 

Nous sommes bien obligés de nous en tenir à ces lois pour ne pas laisser notre cœur déborder de bonté.

On n'est après tout qu'un Homme.

         Légende XXVIII  

Le mouton est nu à sa naissance et l'homme également. Mais si notre Seigneur avait voulu que l'homme ait une haute moralité pourquoi ne l'avait-il pas fait naître en pantalon avec un chapeau melon sur la tête? Il n'y  a pas de réponse à cette question, mais on peut toujours s'arranger. Ne sommes-nous pas des gens civilisés ? 

C'est pourquoi nous prenons la nudité du mouton pour couvrir la notre. Avec un manteau de fourrure de mouton, nous pouvons nous montrer dans la meilleure société. Nous ne devons pas avoir honte. Du moment que la nudité n'est pas humaine, nous sommes parfaitement en règle avec la morale. Pourvu que cette nudité soit canine ou bovine, nous n'avons pas à rougir. 

Mais pourquoi les animaux, ne feraient-ils pas comme nous ? Ils sont bien bêtes, ils marchent tout nus et il ne leur vient jamais à l'idée de changer leur nudité contre la nôtre. 

Ah, si les moutons étaient plus intelligents, ils arracheraient la peau de l'homme pour s'en faire un joli petit manteau léger pour le printemps. 

                                                    _______________

          Il a été sauvé avec l'aide de Dieu .    (Un autre texte de Moshé NADIR)  

  Il était une fois un brave Juif prénommé Chlomé. Un homme posé, avec une belle barbe bien peignée, un visage digne et calme, plein d'aisance, d'assurance et d'honneur. On l'appelait le "révérend" reb Chlomé. 

Dans les gazettes on pouvait souvent lire: 

"Le révérend reb Chlomé, mondialement connu et vénéré partout, nous prie de porter à la connaissance de ses innombrables amis qu'il est de retour de son voyage  aux Canaries et qu'il est à  nouveau disponible pour tous les "bizness. " 

Arriva un jour où le révérend reb Chlomé — homme marié, père d'une famille nombreuse—dut partir à Virginia pour affaires. Pour y aller il devait prendre le bateau et arriver directement à Gorfolc mais il pouvait aussi prendre le train et y aller par Baltimore. 

Notre révérend reb Chlomé avait choisi de voyager par Baltimore bien que ce fut moins commode et plus long. 

Pourquoi ? demandez-vous. Parce que, parce que à Baltimore vivait une petite dame si dévote, si pudique, si bienveillante et généreuse  qu'il aurait été un grand péché de ne pas aller la voir de temps en temps pour adoucir sa solitude, la pôvre... 

Le révérend reb Chlomé avait passé à Baltimore quelques délicieuses journées et — ô miracle — ceci lui avait sauvé la vie, car le bateau qu'il aurait sûrement pris s'il n'y avait pas eu cette charmante créature à Baltimore, s'était écrasé contre un rocher et tous les passagers avaient péri. 

Lorsque reb Chlomé apprit cet accident, il fit ses ablutions et rendit grâce à l'Eternel. Tout heureux il rentra chez sa femme et ses enfants qui étaient persuadés de sa mort horrible.

A la question posée par sa femme, qui lui demandait par quel miracle il avait été sauvé, reb Chlomé répondit en levant les yeux vers le ciel : 

"Notre Seigneur est grand, loué soit-il." 

Moralité: L'âme d'un saint homme n'est tout de même pas un grain de raisin desséché.  

(Traductions de Louba WOLF). 

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Samedi 25 novembre 2006 6 25 /11 /Nov /2006 17:42

 

DOMAINE YIDDISH 

Biographie

Caricaturiste et humoriste . Né à Bobruisk en Biélorussie, il émigre à New-York en 1906, où il crée et édite des périodiques satiriques : « Der Kibitzer »  (1909-1910) et « Der Groyse Kundes » (1910). En 1910 il retourne à Varsovie, où il édite le supplément humoristique du quotidien Yiddish « Der Moment ». En 1939, il réussi à s’échapper en France, et en 1941 aux Etats-Unis, où il écrit pour le quotidien Yiddish « Forward ». Il a également édité le magazine humoristique Zoyer Milkh (1927) et « Ikh Lakh fun Aykh »(1931). Der Tunkeler fut l’un des plus populaires humoristes de la presse Yiddish. Ses pamphlets et ses livres très largement diffusés, ses petites pièces en un acte et ses sketches comiques ont été interprétés par de nombreux artistes. Son humeur joviale et ses satires légères apparaîssent dans des œuvres comme : « Oyf tsu Kloymersht (1924).

 


 Ma femme a toujours raison

 

Je me confesse devant le monde entier. J’ai convolé en justes noces avec une femme
charmante. Nous formons un couple exemplaire. Néanmoins, il nous arrive d’aller nous
promener ensemble de temps à autre et de parler quelquefois entre nous.
Ma femme aime beaucoup la rue Marchalkovska. Dans cette rue, dit-elle, on sent battre le
pouls de la ville, on sent son rythme, son harmonie... elle aime la frénésie de la grande
ville. Cet engouement que ma femme éprouve pour le pouls, le rythme, l’harmonie, etc., de
la grande ville, s’explique aisément car dans cette rue se trouve le grand magasin de
modes «Herze». Ce magasin possède le pouvoir magique de charmer le cœur des dames
de la bonne société et de leur donner de fortes émotions.
Pour partager ses grandes joies avec moi, ma femme m’invite généreusement à
l’accompagner. Elle s’arrête longuement devant chaque vitrine et commence à passer des
moments exquis. Son cœur se met à battre comme un marteau; son visage se voile d’une
extase sacrée, et ses lèvres remuent comme dans une prière: Mon Dieu, quelle divine
«marquise» celle avec les amples plis, regarde un peu ses broderies «chin-chin» arrivées
de France, ces dentelles grecques «Marie-Antoinette» et ce petit tailleur...
Pour endiguer le débordement d’émotions elle commence à les partager avec moi:
- Que penses-tu, de quel tissu est fait ce tailleur ?
- Que sais-je moi? Un tissu de manufacture sûrement.
- Quel idiot. «Drap de dame». Ma femme commence à s’énerver
- Soit, drap taratame dis-je sur un ton d’humble soumission.
- Et cette jolie petite veste ?
- Aussi de drataratam je suppose.
- Quelle jupe pourrait-on  mettre avec cette charmante petite veste ?
- Pourquoi pas de drarataplam ?
- Qu’est-ce que tu as à drataramer ainsi ? s’écrie ma femme hors d’elle; on ne peut pas lui
causer, doux Seigneur, qu’est-ce que tu m’as donné comme mari, pas le moindre attrait
pour les jupes féminines, pas un soupçon d’esthétique, aucune finesse d’esprit... Allons,
viens, on passe sur l’autre trottoir, en face, il y a plus de soleil. Tu sais combien j’aime le
soleil et ses rayons dorés et le «Sonenchein», comme disent les poètes,...
Je comprends immédiatement pourquoi ma femme aime tellement les rayons dorés du
soleil et le «Sonenchein». Sur l’autre trottoir se trouve le magasin de linge pour dame de la
firme «Wronitch»
Ma femme s’arrête à nouveau devant cette vitrine éblouissante, le coeur battant la
chamade et le visage empreint de la grâce virginale d’une sœur de charité devant la mère
de Dieu.
- Mon Dieu! un véritable Tout Ankh Amon de Venise, le mandarin de Bruxelles, les
broderies grecques de Zomba, regarde, regarde un peu ce pyjama ravissant, quelle
élégance, quel chic et cette exquise robe de chambre en pure soie, ces petites poches
adorables, que peut-on mettre dans ces petites poches ?
- Que sais-je moi ? Pour moi, tu peux y mettre les franges de mon châle de prière (les
tsitses).
- Quel idiot! C’est un mouchoir qu’il faut y mettre, mais de quelle couleur ?,

- De la couleur de ma barbe, ma chérie.
- Oh quel homme, aucun goût pour les robes de chambre. Allons viens espèce de vaurien.
Il faut qu’il se promène sur la rue Marchalkovska. Il sait que je déteste cette rue, eh bien, il
m’y amène exprès, voilà ce qu’il choisit pour aller se promener avec sa femme, une rue tout
ce qu’il y a de plus banal, rien que du commerce, aucun caractère, aucun style, fi! quelle
vulgarité, allons plutôt voir la rue Nevelt, ça c’est une rue au moins, large, vaste avec du
caractère, de la tradition, un ciel bleu, tu sais bien que j’adore le ciel bleu... et puis c’est plus
intéressant...
Nous passons entre les calèches, cabriolets, tramways, automobiles et arrivons à la rue
Nevelt.
Le style, le caractère, la civilisation, la tradition, etc., ma femme les trouve dans le magasin
de chaussures «Lechtchinski».
Devant cette vitrine, ma femme s’arrête toute frétillante, frémissante, pétillante et
commence à réciter une fois de plus ses homélies à la beauté, comme les hassidim dans le
Dibouk:
- Oh! mon Seigneur, regarde un peu ces admirables petites bottines et ces souliers en satin
et ces sandalettes ravissantes serties de pierres précieuses...
Elle se pâme d’admiration, elle a le souffle coupé et, en femme fidèle, qui partage tout avec
son mari, elle recommence à déverser sur moi une partie de son enthousiasme
- Que penses-tu, mon chéri, quels bas peut-on mettre avec ces souliers de satin ?
- Des bas de laine, je suppose.
- Quel imbécile, quel nigaud, c’est du «fokstrot», qu’il faut mettre.
- Mais oui, mais oui du «fokstrot», dis-je docilement.
- Peut-être. plutôt du «zonenbrand», c’est plus élégant. bien sûr, bien sûr, c’est plus élégant
le «zonenbrat».
- Avec ou sans couture ? Non, j’aimerais mieux le «tchalka».
Moi, en mari modèle, je m’empresse d’acquiescer:
- Bien sûr, c’est mieux, la «katchalka».
- Il ne sait plus ce qu’il dit, il répète comme un perroquet, pas un brin d’initiative, de poésie,
de goût, as-tu vu où il amène sa femme se promener ? tu n’aurais pas pu choisir un endroit
plus «lyrique», plus «distingué», regarde-moi cette rue, allons  voir un peu la rue Kroutche,
cette rue au moins est pleine de poésie, de charme, de rêves, tu sais combien j’aime rêver,
mon âme délicate aspire à la quiétude, aux rêves...
Les rêves de ma femme ce sont les innombrables magasins de chapeaux qui se trouvent
dans cette rue. Il y en a tant que ma femme ne sait plus où s’arrêter en premier. Ses yeux
commencent à lancer des étincelles, elle ne sait pas où donner de la tête. Finalement, elle
se fige devant une vitrine éblouissante, son visage se voile d’une exaltation mystique,
comme celui d’un peintre devant la Joconde et ses lèvres commencent à prononcer des
paroles pieuses...
- Seigneur! quels ravissants petits chapeaux, n’est-ce pas ? Quel splendide modèle, quelle
couleur divine, et ce petit cylindre épatant, quelle élégance, quelle fantaisie, et ce petit
«marinier»...
Et, une fois de plus, ma fidèle épouse commence à partager ses émotions débordantes
avec moi.
- Que dis-tu de ce merveilleux chapeau à larges bords ?
- Ces bords sont vraiment magnifiques.
- Et ce képi à  visière ? Moi, j’aurais plutôt enlevé la visière.
- Tu as parfaitement raison, moi aussi j’aurais enlevé la visière.
- Et cette cocarde ?
- Parfaite, ravissante.
- Tu sais ? J’aimerais mieux sans cocarde.
- Bien sûr, sans cocarde c’est beaucoup mieux.
- Que vais-je mettre à la place ?
- Que sais-je ? Un cœur ou un foie de veau...
- Tu commences déjà ? Tes blagues, j’en ai assez... Je pense qu’on devrait mettre une
plume de paon.
- Mais oui, bien sûr, une plume de paon ce serait parfait...
- Mon dieu, qu’il est bête, un vrai singe, il répète tout... pas un brin de fantaisie, de
personnalité, tout lui est égal, un homme sans caractère, une lavette... Fi, je n’ai jamais vu
un homme pareil. Bon, on peut déjà rentrer. Quelle rue a-t-il choisi pour nous promener, il
n’a rien pu trouver de mieux…
- La promenade est terminée , nous rentrons finalement à la maison. En passant devant
une librairie, je m’arrête, comme tout Juif qui se respecte, ne sommes-nous pas «Am
Asefer» le peuple du Livre. Et puis, comme vous savez, j’ai quelques affinités pour les
livres, j’y jette un coup d’œil de temps à autre... Je m’arrête donc pour voir les nouveautés
qui ont paru... Soudain, j’entends un cri strident, et ma femme me tire par la manche:
- Encore!... Il s’arrête devant chaque vitrine, on ne peut plus sortir avec lui, il est
insupportable, ma parole... Viens, viens, malheureux...
Profondément conscient de ma culpabilité énorme, je baisse les yeux et suis ma femme
légitime, longue vie à elle. Elle a toujours raison, son jugement est parfait.
(Traduit par Louba WOLF)
Texte paru Dans «La Presse Nouvelle Hebdomadaire» le 1er décembre 1978 


 

                                       LE KOUKERIKON     (Résumé)  

 Au début du siècle, une officine de pharmacien.    

 

L'apothicaire, docteur PILULE, et sa femme REGINE, s'affairent à la préparation d'un remède miracle, composé d'eau du robinet, de sel et de chaux : LE KOUKERIKON.  

 Entrent successivement : 

                        un médecin  très enrhumé, impossible d'être crédible auprès de ses malades dans un tel état, 

                        un  avocat aux prises avec ses cors aux pieds :  "Comment se présenter devant le Procureur avec  des oeils de perdrix ? "   

                        un rédacteur affligé d'une calvitie : "Que faire alors que ma fiancée tient absolument  à caresser mes boucles ?  

 

A chacun des trois protagonistes ", le pharmacien jure ses grands dieux que  son remède est la solution de tous leurs maux. 

Du docteur "verseur de lavements", il fait très vite son complice en lui promettant une coquette rémunération et en proclamant cyniquement qu'un rhume mal soigné" dure trois semaines, et bien soigné, 21 jours. 

Les choses deviennent plus difficiles avec l'avocat, maître es "Moulin à paroles". Celui-ci découvre rapidement la supercherie et menace d'envoyer les deux complices en Sibérie,après les avoir pendus et fusillés. 

Peu impressionné notre apothicaire lui conseille de mettre une paire de lunettes sur ses oeils de perdrix et le neutralise avec la promesse d"une substancielle récompense. 

Le rédacteur, Monsieur "Gaspilleur d'encre", tellement désireux de plaire à sa promise, écoute attentivement les arguments délirants du pharmacien qui lui promet une forêt de boucles dans les plus brefs délais. D'ailleurs la meilleure preuve, c'est qu'un de ses clients,ayant renversé par mégarde sur sa chemise, quelques gouttes de "Koukerikon", s'est trouvé le lendemain, possesseur d'un manteau de fourrure! il le jure sur sa vie! 

Mais là aussi la crédulité a des limites. Pourtant, l'indignation du journaliste cède vite devant la promesse de savonnettes parfumées et d'eau de toilette. 

Le rusé pharmacien, resté maître de la situation, demande à chacun des trois larrons, une attestation célébrant les qualités de sa découverte. 

Pour récompense il leur remettra,à leur grand désappointement, non pas ce vil métal que l'on nomme "argent", mais un précieux flacon de "Koukerikon". 

Avec effronterie il conclue sur cette maxime: 

                     "Homo sana in corpora sana".

                                                                              d'après  DER TUNKELER

 

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Samedi 25 novembre 2006 6 25 /11 /Nov /2006 14:10

  

 sont à votre disposition à chaque activité de l'Association  

  


 HUMOUR : "WITZ ah ! ah ! CCE"

Réalisation : Thierry Mouchian, Christiane et Serge Galili, Jo Kastersztein 

 
      Extrait  piste N°   1       
     Extrait  piste N°   2       
     Extrait  piste N°  10      
     Extrait  piste N°  11      
     Extrait  piste N°  15      
     Extrait  piste N°  25      
     Extrait  piste N°  35      
     Extrait  piste N°  40      
                                        Extrait  piste N°  50      
                                        Extrait  piste N°  60      

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     CHANTS POPULAIRES YIDDISH : "Oyfn Veg (en chemin)"

 Harmonisations pour choeurs par et sous la direction de Jean Golgevit 

       Extrait piste N°  1       
       Extrait piste N°  2       
       Extrait piste N°  3       
       Extrait piste N°  4       
       Extrait piste N°  5       
       Extrait piste N°  6       
       Extrait piste N°  7       
       Extrait piste N°  8       
                                          Extrait piste N°  9       
                                          Extrait piste N°  10      
                                          Extrait piste N°  11      
                                          Extrait piste N°  12      
                                          Extrait piste N°  13      
 


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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /Nov /2006 17:41

                            Recette de chez nous…les BLINTZES

                                      Crêpes au fromage blanc

Spécialité généralement servie pour "Chèviès" (Chavouat en hébreu)

 

- 350 g de farine

- 500 g de fromage blanc faisselle

- 1 œuf légèrement battu

- le zeste d'un demi citron

- 1 ou 2 c. à soupe de sucre

- 2 c. à soupe de crème aigre ou de crème acidulée d'un jus de citron

- 2 ou 3 c. à soupe de raisins blonds

- 35 cl d'eau

- 4 œufs

 Pour la garniture: mettez le fromage blanc dans une passoire, laissez le égoutter 20 minutes, écrasez le fromage blanc à la fourchette dans une jatte. Ajoutez l'œuf battu, le zeste de citron, le sucre, la crème aigre et les raisins. Mélangez.

Pour les BLINTZES: battez les œufs, ajoutez l'eau, le sel et l'huile. Incorporez la farine au fouet et continuez à battre pour obtenir une pâte lisse. Chauffez une poêle ou crêpière, ajoutez un filet d'huile, versez un peu de pâte pour former une crêpe fine. Quand la pâte est prise et les bords de la crêpe commencent à se soulever, faites la glisser sur une assiette. Continuez de même avec le reste de la pâte en empilant les crêpes à mesure de la cuisson. Etalez une ou deux cuillères à soupe de garniture sur le côté cuit d'une crêpe en laissant une marge dans le haut et dans le bas. Repliez le haut et le bas sur la garniture puis repliez un côté et roulez la crêpe avec précaution pour enfermer complètement la garniture. Pour finir les BLINTZES chauffer la poêle, ajouter un peu d'huile puis mettez les crêpes dans la poêle et faites dorer le dessous. Retournez les BLINTZES et faites dorer le second côté. Servez chaud "mit à glouz thaï"

 

Loulou

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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /Nov /2006 16:52

 

Ingrédients :

-            8 œufs

-        2 verres de sucre (verre à  moutarde)

-          1 sachet de levure

-          1 verre ½ de farine

-        2 paquets de sucre vanillé 

-          1 jus de citron

-       1 pincée de sel

 

Quand tout est sur la table : 

 - Travaillez pendant 20 minutes les jaunes d’œufs avec 1verre ½ de sucre, le sucre vanillé et le jus de citron. Plus le mélange est travaillé longtemps, plus le leïkech est moelleux ! 

 - Ajouter la farine et la levure, mélanger 

 - Monter les blancs d’œufs en neige avec une pincée de sel et le sucre restant 

 - Mettre dans un moule bien beurré (rempli au ¾) 

 - Cuire à four doux pendant 1 heure

N.B. On peut diminuer la taille du gâteau en mettant moins d’œufs (4 ou 6 œufs par exemple) . Adapter alors la proportion des autres ingrédients.

   Suggestion :

 

  C’est la recette de ma mère, qui était de Varsovie. Il paraît que déjà à 30 verstes, la recette n’était pas la même ! Si votre mère ou votre grand-mère est originaire d’un autre coin que Varsovie , il est sûr que son gâteau n’est pas aussi bon, mais nous aimerions essayer sa recette pour comparer .  Alors, nous vous proposons une rubrique « Débat – recettes juives » : moins de farine, plus de sucre, du sel, a bissélé milch ……

 Nous  attendons vos variantes régionales ( et/ou) familiales. ……………

Rachel        

 

 

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