AGENDA

A noter :

PROJECTION-DÉBAT

L’AACCE et le Centre Medem Arbeter Ring présentent

NOUS ETIONS DES ENFANTS…   

Vendredi 9 mars 2012 à 20h30

au Centre Medem-Arbeter Ring 52 rue René Boulanger 75010 Paris

________

L’AACCE VOUS INVITE

à rencontrer

Ivan JABLONKA

Autour de son livre :

Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus.

Vendredi 16 mars 2012 à 20h30

dans les locaux du Farband, situés au 5 rue des Messageries Paris 10e

à quelques pas du 14 rue de Paradis

 

 

 

Commentaires

Recommander

Présentation





Association des Amis
de la Commission
Centrale de l'Enfance

 

 Rien   ne   distingue   les   souvenirs   des   autres moments,    c'est   plus   tard   qu'ils   se   font reconnaître, à leurs cicatrices ( Kris Marker - La jetée )

 Ma femme me demanda un jour pourquoi je tenais tant à aller à l'enterrement d'un ami de mes parents. Je lui ai répondu qu'elle avait connu son arrière grand père alors que ma famille avait été réduite à mes seuls parents et à mes frères. Ces amis qui m'accueillaient si gentiment quand je passais les voir, ces amis avec qui nous partions en vacances, c'étaient mes oncles, mes tantes et leurs enfants mes cousins. Cette famille s'est agrandie dans les patronages et les groupes de jeunes qui suivirent. Le 14 rue de Paradis fut notre shtetel

 La CCE...

 J'y pensais quand Françoise Hardy chantait : Tous les garçons et les filles de mon âge ...

 J'y pensais quand Marie Laforêt chantait qu'Ivan, Boris, Natacha et quelques autres étaient tous amoureux les uns des autres, mais qu'au moment de se marier ils sont allés chercher ailleurs ce qu'ils avaient à portée de main ...

 Mais Serge Lama lui répondit "qu'on ne se marie pas entre cousins, tu sais .... "

 A un ami qui s'étonnait que ses enfants ne connaissaient plus cette amitié qui fut la nôtre je rapportais les propos que j'avais tenu à mon épouse; il en conclut que ses enfants avaient bouclé la boucle, et qu'ils n'avaient plus besoin de ça, le cercle de famille s'était reformé.

 Il nous manqua des grands parents. Ce mot fut lui aussi pendant longtemps une abstraction. Nous profitions parfois de ceux des autres .... "Mais des grands parents ce sont des gens qui ont le temps de nous écouter" m'expliqua un jour une petite fille. Alors des grands parents nous en avons eu beaucoup dans les patronages : Chaena, Anna, Louba, Sloves, que de patience vous avez eu avec nous ( plus particulièrement avec moi) et même chez nous, nos parents tailleurs, fourreurs .... nous recevaient dans leur atelier et nous écoutaient malgré le bruit des machines. ( Il faut reconnaître que peu d'enfants d'aujourd'hui ont cette chance. ) Nous écoutaient mais ne nous parlaient pas ou si peu de leur passé d'avant la France ou même seulement d'avant la guerre, et complice de l'indicible, j'ai laissé mourir une mémoire. Quand je lis Isaac Baasevich Singer, j'essaye de me l'imaginer; alors comment ne pas comprendre qu'ayant connu ce qu'ils ont connu, ils n'aient pas cru en des lendemains qui chantent ? Et ces derniers, ne les ont-ils pas bâtis pour nous ? Pour des émigrés de la deuxième génération, nous nous en tirons plutôt bien !

 Devenir éducateur, chères , si chères Chaena, Anna, Louba ... était naturel pour beaucoup d'entre nous : Nous avons tant reçu qu'il nous faut redonner.

 Je me souviens que, dans des jeux , nous nous qualifions par des titres de films. Cette période serait "Nous nous sommes tant aimés...", mais il n'y a eu nulle trahison. S'il le fallait, nous répondrions nous aussi "Nous sommes là! "

 Isaac Baasevich Singer, encore lui, racontant ses amis de jeunesse, terminait son chapitre par : "Seul le temps nous sépara. Son oeuvre fut achevée par les meurtriers allemands" Et nous ? Faut-il que le temps achève l'oeuvre du temps ?

 Maurice Gelbard                        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chanson populaire


 

Quatre ou cinq pommes de terre. Les râper crues. Ajouter 2 cuillerées de farine, 1 ou 2 ceufs suivant la quantité de pommes de terre (il faut apprécier au pif, comme faisaient nos grands‑mères), On peut facultativement ajouter un oignon râpé. Assaisonner de sel et poivre,

Dans de l'huile chaude, à la poële, faire revenir des petites galettes de cette préparation. 

 Faire dorer d'un côté, puis de l'autre. Les retirer et les poser sur du papier absorbant pour retirer l'excès d'huile. Le mieux est de les manger immédiatement, soit salées, soit en accompagnement de viande (ça c'est moderne), soit sucrées... Bien sür, à Hannoucah, avec une pièce d'or dans la main.

 

(Dans le shtetl on n'avait pas de pièce d'or, alors même si vous en avez aujourd'hui, respectez nos racines et prenez une pièce de 1 franc 1 euro ...)

Il faudra donc attendre Hannoucah prochain, mais en attendant , bon appétit quand même) .

Rachel          

La pâte : 1 kg de farine 3 oeufs, sel, un peu d'eau tiède. Mélanger pour faire une pâte souple.

La farce : 1 kg de viande cuite au bouillon (macreuse ou joue de boeuf, plus moelleuse) . Une tranche de foie et 5 oignons émincés, revenus ensemble.

Mouliner le tout. (facultatif un oeuf dur). Assaisonner. Etaler la pâte au rouleau, y découper des petits carrés d'environ 8/10 cm de côté. Placer au centre de chaque carré une quantité de farce équivalente au volume d'une reine‑claude.

Refermer le carré suivant la diagonale. On obtient un petit chausson rectanguaire. Coller les bords avec les doiqts humides.

Réunir les deux angles du grand côté du triarigle et les coller. On obtient une sorte de ravioli.

Les cuire dans l'eau bouillante environ 10 minutes. Les sortir et les égoutter. Peuvent être réchauffés et servis dans le bouillon de viande ou gratinés au four, ou dans du jus de viande, ou coulis de tomate etc... Mais le plat originel est le bouillon‑Kreplech.

Rachel                     

 

 

Pour une vingtaine de Kneidlech :

   2 oeufs, 1 verre d'eau, sel, poivre, une poignée de matzemeïl.

   - Battre les 2 oeufs entiers et le verre d'eau en omelette. 

   - Assaisonner. 

    - Ajouter une poignée de matzemeïl (au pif) pour obtenir une pâte pas trop dure, souple.

 - Prendre la valeur de cuillerées à soupe de cette pâte, les rouler dans les mains pour en faire des boulettes que l'on met aussitôt dans de l'eau bouillante salée contenant un Pilet d'huile.

 ‑ Laisser cuire environ 5 à10 minutes.

 ‑ Les retirer avec une écumoire et les laisser refroidir dans une passoire.

Les Kneidlech s'utilisent évidemment dans du bouillon, ou bien gratinés, ou dans une viande en sauce...

Rachel                   

 

La LETTRE

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés