AGENDA

SOIREE RENCONTRE

TRANSMISSION

avec 

Régine Robin

Sociologue, écrivaine, yiddishiste convaincue, historienne…

mais aussi enfant de l’AACCE

VENDREDI 26 MARS 2010

à 20h 30

14, rue de Paradis Paris 10e



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Présentation

aacce

Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /2006 15:01

  Itzikh MANGHER   -  Extraits de "La Génèse"  -   (traductions : TEPY

             EVE APPORTE LA POMME A ADAM 

 

Adam, le premier homme, est étendu dans l'herbe 

Et s?amuse à cracher vers les nuages

Alors le nuage supplie Adam 

"Adam, mon chou, arrête!" 

 

Adam lui tire la langue

"Taratata, taratata" 

Et dans un rayon de soleil, envoie un crachat, 

"Tiens, regarde et prend ça..." 

 

Le nuage s'essuie avec sa grosse patte 

Et rugit de colère: 

Bien sûr, quand on ne fait rien toute la journée 

Et que l'on n'a aucun but dans la vie! 

 

Adam rigole, s?esclaffe, 

En montrant ses belles dents blanches. 

Arrive de la verte allée des pommiers 

Eve, notre mère à tous 

 

"Où étais-tu Eve, ma femme? 

Où étais-tu mon enfant?" 

"J'étais dans l'allée des pruniers 

Et je papotais avec le vent" 

 

"Tu n'étais pas dans l'allée des pruniers, 

Tu me dis vraiment un mensonge, 

Ton corps embaume la pomme, 

Ainsi que ta chevelure...." 

 

"C'est vrai, j'étais dans l'allée des pommiers, 

J'ai vraiment mauvaise mémoire" 

"Tu as bien deviné, Adam chéri 

Que Dieu te bénisse!"

 

"Que faisais-tu dans l'allée des pommiers 

Eve mon enfant adorée?" 

"Je papotais avec le serpent 

A propos du péché originel!" 

 

Et la pomme dans ses mains se met à trembler 

Et à envoyer des feux de toutes les couleurs, 

Et le crépuscule étend son ombre 

Sur leur passion mortelle 

 

Adam est fébrile, ne comprends pas 

Ce qui lui arrive, 

Pourquoi la voix d'Eve est soudain 

Si tendre et suave?! 

 

Il tend sa main tremblante vers elle 

"Que fais-tu Adam? mais que fais tu donc? 

La nuit enveloppe les deux silhouettes 

Et ...chut.... 

 

 

 

 

            ABRAHAM LE PERE SERMONNE LOTH  

 

- Loth, il me faut te dire - fi! 

Tu bois chaque nuit, tu te saoules, 

Hier encore au Cerf d?or tu fis 

Grand scandale parmi la foule!

 

                                    Passe pour Manger, tailleur à la manque, 

                                    Mais de toi ce n'est pas digne vraiment! 

                                    Il te faut élever deux filles, 

                                    Tu es grâce au Ciel un Juif opulent.

 

 Tu possèdes moutons et chèvres

Obéis-moi, le Seigneur crains! 

On dit déjà "saoul comme Loth"

De tout gentil qui boit son plein  

 

                                    Je comprend parfois que l'on trinque 

                                    A table au soir du Vendredi, 

                                    Quand du Sabbat brûlent les bougies saintes 

                                    Quand on mange poisson farci, 

 

Mais pas comme toi jour et nuit 

Un homme peut-il n'en être point las? 

Passe pour Gabriel le Chrétien du Sabbat 

Mais certes pas pour un  bon Juif ! 

 

                                    Pense à ce qu'un jour on va dire: 

                                    "Le père Abraham pour parent 

                                    Eut complet ivrogne, et c'est chose pire 

                                    Que conversion d'un croyant." 

 

Puisqu'on en parle, alors écoute-moi: 

N'es-tu point un père?- Ah quel mal j'endure! 

Rien ne te fait que fuit le marieur

Ta porte et ton seuil comme tas d'ordures? 

 

                                    Que même un quelconque enfant de tailleur

                                    Etre ton gendre ne veut point? 

                                    Vont s'argenter les tresses  de tes filles, 

                                    Tout cela pour l'amour du vin? 

 

Loth, il me faut te dire - fi ! 

Tu bois chaque nuit, tu te saoules,

Hier encore au Cerf d?or tu fis 

Grand scandale parmi la foule! 

 

                                    Passe pour Manger, tailleur à la manque, 

                                    Mais de toi ce n'est pas digne vraiment! 

                                    Il te faut élever deux filles, 

                                    Tu es grâce au Ciel un Juif opulent.  

 

                                            I. MANGER                      (Extrait de "Chansons bibliques") 

 

 

ABRAHAM, NOTRE PERE, AIGUISE LE COUTEAU

 

Sarah, coiffée de blanc

Est assise pensive

Sa joie dans son coeur est comme un vol d'hirondelle.

 

Isaac, prunelle de ses yeux 

Joue dans le sable doré.

Des montagnes proches tombe la nuit bleutée. 

 

Elle sourit: un mois déjà que Haggar est partie

Avec son bâtard Ismaël

Elle regarde Isaac et jubile. 

Est-ce un rêve ou une réalité?

Il ressemble à son père: le même nez, les mêmes cheveux.

Comme un champignon il grandit, grâce à Dieu,

 Et avec quelle candeur il dit:   "Maman, pipi". 

 

 Mais que se passe-t-il 

Avec Abraham aujourd'hui?

Il est assis seul dans la cour, 

Et aiguise sur une pierre son couteau.

 

Sa barbe grise tremble,

Et il murmure des mots bizarres: 

"Tu veux me mettre à l'épreuve, Oh Dieu, 

 Me voilà, je suis prêt". 

 

Du verger voisin les pommiers embaument,

L'odeur est portée par le vent, 

Et une douce berceuse: liou-liou-liou et a-a-a 

Endort l'enfant.

 

Et tenant le couteau dans la main

Abraham est là qui écoute 

La tendre berceuse 

Qui enveloppe la terre entière.  

 


            Haggar erre sur la route  

 

Assise sur une pierre, au milieu du chemin,

Haggar pleure, 

Accablée de chagrin, 

Et demande aux Alizés 

De quel côté se diriger. 

 

"Va vers l'Ouest" dit le premier, 

"Plutôt vers l?Est" , dit le second! 

Et le troisième, un sacré polisson,

Batifole dans ses cheveux.

 

Alors, elle s'adresse aux oiseaux 

Qui volent dans toutes les directions: 

"Va vers le Nord" dit l'un! 

"Non, vers le Sud", dit l'autre...

 

Haggar pleure: "O, notre père au Ciel! 

Moi, une servante fidèle, 

Je dois supporter à présent, 

Les moqueries des oiseaux et du vent"... 

 

 Mais voilà qu'elle lève le regard, 

Et aperçoit une caravane! 

Dans un manteau vert en brocard 

S'avance le Sultan de Turquie, 

 

Il vient tout près d'elle et lui dit: 

"Serais tu Haggar par hasard? 

La servante d'Ibrahim? 

 

Et ce tout petit enfant 

Est Ismaïl, assurément! 

Le Prophète nous a fait savoir 

 

 

Il se prosterne devant Haggar

Et  s'agenouille dans la poussière, 

"Nous avons retrouvé notre honneur, 

Allah, Allah, béni sois-tu!" 

 

Et Haggar reste émerveillée,

Doutant de la vérité. 

Tandis qu'une lune argentée, 

A dans ses cheveux scintillé!  

 

 

            SARAH CHANTE UNE CHANSON AU PETIT ISAAC  

 

Sarah, la maman berce son  enfant 

Dors, Itzrokl, petit père, dors 

Les moutons paissent dans le pré 

Et avec eux est le berger 

 

Dit un agneau: il fait jour 

Le deuxième dit: il fait nuit 

Pour preuve, Berl le mercier 

Tient sa boutique fermée. 

 

Pour preuve: de chez Dovid-Ber le forgeron

Ne sort aucun son

our preuve; Leizer le meunier, que je sache

Ne tourne devant son moulin que sa moustache. 

 

Dit le premier: non, il fait jour 

Pour preuve: dans la maison de prière du Gouene

Traité du Sabbat, à la souris est enseigné 

Par le chat tacheté.

 

Pour preuve: sur le toit du Chantre

La chèvre du tailleur s'alimente 

Et Itzrokl le petit 

Ne dors pas encore dans son lit 

 

Dit le petit berger: nou ma 

Et bien, allons tous demander 

S'il fait jour ou nuit 

A Itzroklen lui-même

 

Nou aï liou liou liou Itzrokl 

Nou aï liou liou liou dors 

Déjà se tient devant notre maison

Le berger et ses moutons 

 

Nou, petit berger silence, pas de bruit 

Tu vois bien qu'il fait nuit 

Pour preuve: Itzrokl Avinou, notre père, eh 

A enfin les yeux fermés 

 

Pour preuve: sur le pavot ont étincelé

Sept gouttes de rosée

Et la poule et le coq sur le perchoir 

Dorment car il fait noir 

 

Dit le petit berger: nou ma

Et silencieusement il marcha

Et dans sa petite flûte emporta

La chanson de maman Sarah 

 

 

            JACOB RENCONTRE RACHEL  

 

Jacob, fatigué, se traîne dans le soleil couchant 

"Là sur la gauche est une fontaine, 

C'est bien ici, assurément!" 

Il consulte son livre de la Genèse: 

"Mais oui bien sûr que c'est là! 

Alors, comment se fait-il, déjà 

Qu'elle ne soit pas encore là?" 

 

"La voila! elle accourt sur le chemin, 

Aï, mon père, avec sa cruche à la main! 

Bien plus belle que dans mon livre,

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Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /2006 18:05
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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /2006 09:02

Yiddish Panthéon : « Aux gressere Menschn, le Yiddishland reconnaissant ».

 

On a tout dit des grands hommes de culture juive. Tout et n’importe quoi ! Surtout n’importe quoi. Il était temps que d’éminents historiens, commandités par la CCE, nous livrent la véritable biographie des personnages célèbres de notre Panthéon.

Aujourd’hui : le capitaine Dreyfus

 

 

Contrairement aux allégations de certains historiens peu scrupuleux, le prénom de Dreyfus n’était ni Capitaine, ni Jean Claude, et ses parents ne tenaient pas un magasin de Délicatessen ; mais Alfred, ce qui peut expliquer son goût prononcé pour les romans d’espionnage Hitchkockiens.

En réalité, fils de commerçants drapiers du quartier Saint Pierre, aux pieds de Montmartre, le capitaine Dreyfus vécut une enfance insouciante jusqu’au jour où il s’intéressa aux origines de sa famille.

Troublé par les interrogations pernicieuses de ses camarades de classe, il demanda à ses parents s’il était vrai que les noms juifs pouvaient de traduire en Français. Il se vit alors répondre, qu’en effet, Rosenberg pouvait se dire Montagne de roses, et Goldman, Homme d’or. « Et Dreyfus ? »   demanda le jeune garçon. Ce à quoi, son père lui expliqua que ce nom pouvait provenir de Dreï fiss, c'est-à-dire « trois pieds ».

Comme tous les garçons de son âge, Alfred se précipita aux toilettes pour vérifier si son anatomie pouvait lui permettre de faire front à une telle hérédité, mais il en ressortit très déçu.

Il en conçut dès lors, une grande admiration pour son père, et vécut dans l’angoisse de se trouver un jour dégradé au nom de « Tsweïfuss* ».

Au cours d’une séance de thérapie chez Sigmund Freud, Alfred Dreyfus, feuilletant une revue militaire tomba en arrêt devant l’image d’un capitaine de dragons. Face à cette gravure d’un fier militaire portant un long sabre le long de se jambes, il eut l’illumination de sa vie et décida de devenir capitaine.

Fidèles à une longue tradition d’antisémitisme, les élèves officiers le taquinaient souvent en faisant mine de briser son sabre. Emile Zola, passant par hasard devant la caserne, les interpella. « Laissez-le tranquille, vous voyez bien que c’est un innocent ! » s’exclama t’il.

Cette répartie trouva un écho démesuré dans la presse de l’époque, et la France se divisa en deux camps.

SOS Racisme et le MRAP s’indignèrent que des clients demandent à Dreyfus père « comment vont les affaires ? » Le colonel Picquard, surnommé le surgelé à cause de son aspect peu engageant, prit également la défense du capitaine dans une sombre affaire au cours de laquelle un homme livra à l’avance à Schwartzkoppen, sélectionneur allemand, la composition de l’équipe de France qui devait jouer le lendemain soir au Stade France, match télévisé à 20h 45 sur TF1, comme d’habitude.

Victime d’une grave erreur, Dreyfus fut exclu et envoyé jouer en 3° division dans une équipe guyanaise, les « Bagnards de l’île du Diable. »

Emile Zola publia un article dans l’Equipe, et après une longue lutte qui ébranla les assises de la FIFA, Dreyfus fut réintégré à l’aile gauche à la place d’Esterhazy, et retrouva son brassard de capitaine.

 

 

Guy Perelman

 

 

* littéralement et approximativement : « deux pieds »

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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /2006 09:08

Yiddish Panthéon : « Aux gressere Menschn, le Yiddishland reconnaissant ».

 

On a tout dit des grands hommes de culture juive. Tout et n’importe quoi ! Surtout n’importe quoi. Il était temps que d’éminents historiens, commandités par la CCE, nous livrent la véritable biographie des personnages célèbres de notre Panthéon.

Aujourd’hui : Albert Einstein.

 

 

Albert Einstein est né en 1879, comme beaucoup d’autres. Ce n’est donc pas cette particularité qui le prédestinait à devenir LE Albert Einstein que l’histoire nous a laissé. Néanmoins, il est bon de préciser qu’il est né à Ulm en Allemagne, ce qui restreint considérablement le champ de recherches au sujet de ce physicien génial.

Certains héraldistes prétendent qu’il serait de descendance française. En effet, on a retrouvé dans les annales de la Grande Armée une référence au grenadier Hunepierre, qui a participé à la fameuse bataille napoléonienne en 1805, et s’est installé dans la ville à la fin de sa conscription. De Hunepierre à Einstein, la translation paraît tout à fait plausible. Sachant qu’au cours de sa vie, l’inventeur fut successivement Allemand, Suisse et Américain, rien de s’oppose à ce qu’il fût Français aussi.

Très tôt, Albert, enfant, fut attiré par les pronoms relatifs qui, en allemand comme en yiddish commencent presque tous par des « W ». Ainsi, il n’hésitait pas à interpeller son professeur par des « wouss, wem, wie » exaspérants.

Et lorsque ce dernier lui prédit qu’il ne ferait pas grand-chose de bon dans la vie, le petit effronté lui répondit par son célèbre : « bah, tout est relatif ».

Nul n’ignore que c’est en référence à ces fameux « w » d’Einstein que les créateurs d’internet utilisèrent les adresses « www ».

Vers l’âge de 14 ans, Einstein commença à s’intéresser au domaine physique, surtout celui de sa cousine Emily, dont les formes avantageuses et ondoyantes lui donnèrent l’idée d’étudier le mouvement ondulatoire, à l’origine de la mécanique quantique. Bien lui en prit, puisque c’est pour ces découvertes très ondulantes qu’il reçut le Prix Nobel.

Sa gloire toute nouvelle faillit ternir à cause de journalistes peu scrupuleux travaillant pour un magazine à scandale. En épluchant son carnet intime, on découvrit par son annotation E=MC², qu’il avait abusé par deux fois d’une jeune élève du nom de Marylin Crawford dans la salle E de l’université de Princetown, et on la rapprocha d’autres formules telles que V > G (Veronica est mieux que Greta), ou m = f/g (Mark a vu Franck et Greta dans une drôle de position).

Albert Einstein fut encore un des précurseurs de l’abaissement de l’âge de la retraite, puisque après la théorie de la relativité restreinte élaborée à l’âge de 25 ans, il n’a plus rien découvert, se contentant de tirer la langue aux journalistes.

 

 

Guy Perelman

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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /2006 09:12

Yiddish Panthéon : « Aux gressere Menschn, le Yiddishland reconnaissant ».

 

On a tout dit des grands hommes de culture juive. Tout et n’importe quoi ! Surtout n’importe quoi. Il était temps que d’éminents historiens, commandités par la CCE, nous livrent la véritable biographie des personnages célèbres de notre Panthéon.

Aujourd’hui : Jéhovah.

 

 

Nul ne sait où et quand naquit Jéhovah, car il ne reste aucun registre suffisamment ancien dans les mairies de l’époque. Par contre, certains auteurs prétendent qu’il serait mort à Auschwitz en 1942. Mais aucun témoignage ne peut le certifier, et aucun corps n’a été retrouvé.

La naissance de Jéhovah peut approximativement être évaluée entre 15 milliards d’années et 6.000 ans avant nos jours, avec une petite marge d’erreur parfaitement compréhensible. Tout ce que l’on sait nous étant transmis par la voie orale, certains historiens penchent pour une origine africaine.

Mais d’autres ne sont pas du tout d’accord. L’extrême rigueur avec laquelle il a posé les bases de ses préceptes fait penser à une ascendance germanique, tandis que l’état de foutoir dans lequel il a laissé son œuvre semble faire pencher la balance pour une genèse italienne.

Freud, qui fut son thérapeute pendant de longues années penchait pour Salzbourg où Jéhovah a laissé un divin enfant, décédé aux alentours de sa 33° année, après avoir composé de nombreuses symphonies et des opéras sublimes.

Nous n’en savons pas plus sur son enfance et son adolescence, tout ce que Freud ayant appris est resté sous le sceau du secret professionnel. Mais Jéhovah étant né avant la création de la Terre, on peut imaginer des premières années assez tristes. Pas un seul arbre, derrière lequel se cacher pour pisser ; pas une encoignure de porche pour peloter les seins de sa voisine de palier ; pas un bureau de tabac où pointer son ticket de Loto ; pas un seul néo-philosophe sur lequel balancer une tarte à la crème ; pas de télé, pas de voiture, pas une boîte de nuit – où il n’aurait par ailleurs pas été accepté s’il avait été d’origine africaine - pas de RTT ou de congés payés, pas de Sécu, pas de passeport biométrique… La zone, quoi !

On a longtemps pensé que Jéhovah avait posé la Terre au milieu de l’Univers, et parsemé le reste autour. On sait aujourd’hui qu’il n’en est rien, preuve s’il en est que les interprétations diverses peuvent mener à des divergences extrêmes. Ainsi, en étudiant son œuvre avec perspicacité, on peut se poser cette question légitime et fondamentale : a-t-il imposé qu’on change de couteau au moment du fromage ? A une époque où le lave-vaisselle n’existait pas, cela paraît peu probable. Mais certaines femmes de lettres féministes pensent qu’il voulait user de tous les stratagèmes pour garder la femme à la maison en l’assaillant de tâches, pendant que le mari, caché sous le déguisement uniforme des maris honteux (grand manteau, longue barbe, large chapeau qui cache les yeux) allait détailler les actions du dernier match de foot au bar du coin.

Sur le plan politique, Jéhovah est généralement classé parmi les réactionnaires, en se fondant sur la démonstration irréfutable qu’on a conservé la trace des cartes du Parti Communiste de la plupart des grands hommes juifs, sauf de la sienne.

Il laisse une œuvre littéraire contestée, à ne pas mettre entre les mains des jeunes enfants compte tenu de l’accumulation de violence, de guerres, de meurtres, d’incestes qu’elle contient, ainsi que de grossières erreurs de synopsis. Parmi celles-ci, on peut se poser la question suivante : Adam et Eve, étant seuls sur Terre, ont eu trois fils, qui eux-mêmes essaimèrent à travers le monde… mais avec quelles femmes ?

 

 

Guy Perelman

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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /2006 09:16

Yiddish Panthéon : « Aux gressere Menschn, le Yiddishland reconnaissant ».

On a tout dit des grands hommes de culture juive. Tout et n’importe quoi ! Surtout n’importe quoi. Il était temps que d’éminents historiens, commandités par la CCE, nous livrent la véritable biographie des personnages célèbres de notre Panthéon.

 

Aujourd’hui : Karl Marx 

 

Né à Trèves, Karl était l’aîné d’une grande fratrie au sein de laquelle se trouvaient également un fou moustachu, un obsédé sexuel muet, un pianiste délirant. Et pendant que Groucho roulait des yeux exorbités à Mme Drumont, que Chico jouait aux courses et qu’Harpo courait après les demoiselles en lançant des coups de klaxon, Karl poursuivait une scolarité studieuse.

Un jour de premier mai, pour une sombre histoire de ballon crevé à la récréation, les élèves de CM2 s’attaquèrent à ceux de CM1 dont Karl faisait partie. Depuis cet événement, le jeune garçon prit l’habitude de rassembler chaque année, à la même date, ses anciens camarades, pour célébrer ce qu’il appela à cette époque « la bagarre des classes », dénomination qui devait changer par la suite. Ce rassemblement consistait en une promenade entre la Bastilllien Platz et la Respublik Platz.

C’est au cours d’une de ces manifestations qu’il rencontra une jeune fille du nom de Jenny de Wesphalen. Comme elle était belle et gentille, et qu’il l’avait aperçue au début de la manifestation, il lui écrivit une chanson d’un romantisme réaliste : In der Bastillien, on l’aime bien, Jenny peau de chien.

Très vite, il décida de l’épouser. C’était une femme au caractère constant, et auprès de laquelle il trouvait le repos nécessaire au mûrissement de ses convictions. Elle ne se laissait jamais aller à la colère, C’est pour ça qu’il la surnomma Jenny sans bouillir.

Au temps des premiers projets professionnels, il envisagea d’ouvrir un grand magasin de vêtements et objets divers à son nom, et de s’associer avec son ami Heinrich Spencer. Mais cela n’eut pas de suite.

Il se tourna alors vers un autre ami, Friedrich Engels, avec lequel il passait de longs moments à échafauder l’avenir. Usagers habituels du bus de la Petite Ceinture, ils profitèrent du temps passé dans ces transports publics pour écrire le Manifeste du PC, un roman de science-fiction qui connut un grand succès. Un magazine littéraire, dithyrambique, n’hésita pas à le qualifier du terme d’ « Evangile selon saint Marx. »

Les journaux people s’emparèrent de ce personnage haut en couleurs et l’affublèrent de multiples surnoms. Lorsqu’il visitait une usine, c’était « Marx de fabrique » ; quand il s’emportait contre les cadences infernales, c’était « Marx ou crève ». Les paparazzi le suivirent dans son voyage à Venise et immortalisèrent son passage place saint Marx.

Certains journalistes lui forgèrent une réputation mondiale en lui prêtant la découverte de concepts qui doivent plus à des quiproquos qu’à une mûre réflexion. On rapporte ainsi que son neveu Abel possédait un chien qu’on appelait Pluto. Et lorsque ce dernier se grattait en présence d’invités, Karl Marx, gêné, en faisait la réflexion au jeune homme en ces termes : « Abel, Pluto gratte ». Entendu à travers sont fort accent prussien, ceci fut mal compris, et donna naissance à l’expression « A bas le ploutocrate », ce qui, on le conçoit aisément, ne veut strictement rien dire.

Impressionné par les intellectuels français qui dénonçaient le « parisianisme » de Saint Germain des prés, Karl Marx fit une étude comparative des habitudes dans diverses grandes villes d’Europe, et étendit cette dénonciation à toutes les capitales par un terme générique qu’il appela « capitalisme » et qu’il pointa du doigt comme étant un frein au développement des peuples. Les éléments fédérateurs de cette dénonciation furent les places boursières qui, comme chacun le sait, concentrent autour d’elles les restaurants huppés auxquels les simples ouvriers ne peuvent avoir accès.

Aujourd’hui encore, chacun reconnaît Karl Marx comme étant le premier barbu à gauche sur les tracts des groupuscules du même nom.

 

 

 

 

Guy Perelman

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Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /2006 16:13

            JACOB CHANTE LA SERENADE A RACHEL 

Tu es certainement allongée maintenant dans ton lit 

Et fais des rêves délicieux 

Et moi, sous ta petite fenêtre, je te chante une sérénade

L'oncle est un chien agressif, toujours il me dit d'attendre 

Il ne peut comprendre comme cette attente m'est pénible 

Oïe, ma petite Rachel, je dois t'attendre encore sept ans, 

Oïe, pour tes yeux splendides et ta sombre chevelure. 

Le jour je trime aux champs et la nuit je ne trouve pas de repos. 

Je suis continuellement attiré vers toi  comme par un aimant.

 

La lune dans le ciel, elle seule peut ressentir ma douleur. 

Combien, oh combien il est difficile de mener jusqu'au bout 

Le jeu d'un amour. 

Aujourd'hui j'ai, dans le sable jaune, sept fois tracé ton nom 

Et j'ai vu une diseuse de bonne aventure,

Qui claudiquait sur un pied bot. 

Elle tenait dans la main un jeu de cartes usées 

Et sans attendre elle proféra ces mots: 

"Deux filles se meurent d'amour pour toi,

Et tu n'en aimes qu'une seule.

L'ainée sera ta femme, mais pas la cadette" 

Et aussitôt elle disparu.

C'est de Léa qu'elle parlait, avec son air fourbe.

Oïe, combien se méprend cette diseuse de bonne aventure, 

Et combien se méprend l'oncle. 

Car, de toute façon, tu seras mienne, tôt ou tard 

Oïe, ma petite Rachel, je vais servir encore sept ans, 

Oïe, pour tes yeux splendides et ta sombre chevelure.  

 

            LES TROIS ANGES VIENNENT CHEZ ABRAHAM 

Abraham est assis sur le seuil 

Et taille dans de l'os un Index 

De l'ombre de la tente

S'échappent les pleurs de Sarah. 

"Arrête, bécasse, veux-tu enfin t'arrêter"

Mais non, elle ne cesse de pleurer.

Elle a probablement lu

La "Tsènè Vèrènè" 

Il essuie, avec son mouchoir, ses vieilles lunettes 

Et voit le chemin s'assombrir.

Oh! comme ombre et fumée 

S'effacent nos jours. 

Et de l'ombre il voit se profiler 

Trois Turcs à la barbe flamboyante 

Avec leurs chaussures sans poussière

Ils marchent silencieusement 

Comme si personne n'était présent. 

Bonjour! étrangers. Veuillez entrer 

Et soyez les bienvenus 

Ma Sarah a préparé

Du riz au lait et du pain au cumin. 

Vous venez probablement de loin? 

Les Turcs s'assoient à table, 

Dissertent des problèmes du monde: 

Comment bien marier les enfants, 

Du prix du blé, du vin, 

et de l'argent

Figée Sarah entend 

Et s'exclame en sanglotant: 

"Sans Kaddish, Avreimon, entends-tu 

Notre génération sera perdue." 

"Oui, reb Avrom", disent les étrangers 

"Avant que l'année ne se termine, 

Vous pourrez préparer un baptême 

Et être père d'un nouveau né."

Les Turcs disparaissent 

La joie éclate 

Et sous la voûte de satin bleu du ciel, 

Etincelle un soleil d'or

Qui brille, tel un bijou dans son écrin.  

 

             ADAM EST JALOUX

Un petit canari jaune pousse ses trilles 

Sur un arbre du Paradis  

Adam entrouvre ses yeux entre chants et rêve. 


Un rayon de soleil pourpre frémit 

Sur l'herbe humide  

Un écureuil et un lièvre lui courent après. 

 

Adam sourit. Près de lui est allongée Eve sa femme  

Son jeune et beau corps 

Couvert d'herbe et de feuilles 

 

Il la regarde et jubile  

Il la regarde et pense:  

Comme il est bon que lumineux soit le jour et sombre la nuit. 

 

Il se lève et marche 

Autour de lui tout n'est que bruissements et envolées.  

Et chaque bruissement et envolée 

Résonne dans son âme. 

 

Mais, écoute! Une eau ruisselle,  

C'est un ruisseau là bas dans le vallon,  

Et Adam devient subitement  

Profondément triste.

Il a aperçu dans l'onde du ruisseau

Un Adam exactement semblable a lui-même.  

Qui est cet Adam de l'onde hein? 

Qui est-il , qui? 

 

Et peut être bien, peut être est-ce la réalité  

Que l'autre Adam est en train de jouer  

Avec les seins et la chevelure d'Eve. 

 

Il revient sur ses pas précipitamment,  

Peut-être va-t-il les trouver ensembles 

Justement Eve est là 

Qui tient un coucou dans la main 

 

Elle demande: 

"Coucou, dit moi, suis-je véritablement belle?  

Ai-je beaucoup de charme aux yeux de mon mari ?

 

Et Adam est là qui entend, 

Et ne sait pas lui-même pourquoi  

Il lui vient l'envie de se laisser tomber à terre 

Et de sangloter dans l'herbe profonde. 

 

                                      LES FILLES DE LOTH

 Les filles de Loth sont assises dans la cuisine 

Et se font leurs confidences  

L’une plume une oie sacrifiée,  

L’autre ravaude un robe. 

 

La première dit: “ voici huit jours,  

J’ai eu quarante ans,  

Et aujourd’hui dans le miroir  

J’ai aperçu mes premiers cheveux blancs. 

 

Notre père traîne de taverne en taverne  

Et les années passent vite 

Dans l’armoire à vêtements  

Attendent en vain mes chaussures blanches  

De mariée ”. 

 

La deuxième laisse tomber son aiguille  

Et reste un instant pensive:  

“ Ma soeur, chaque nuit  

Le drap de mon lit est brûlant sous mon corps ”  

 

Son souffle est fiévreux:  

“ J’ai fait un rêve merveilleux,  

Un soldat Bleu et magnifique  

A passé la nuit contre mon sein.  

Il est parti et même en rêve  

Il ne se montre plus.  

Comme s’il n’y avait plus de soldat  

Dans notre garnison! ” 

 La première dit:

“ Ma soeur, écoute moi,  

Un plan m’est venu à l’idée:  

Puisqu’il ne vient pas à nous de prétendant...  

Un père est aussi un homme. 

Ses joues flamboient, son souffle brûle 

Et sa voix tremble;  

Ma soeur, cette nuit même 

Je coucherai près de lui. 

Et demain ce sera toi.

Il est de toute façon continuellement saoul comme Loth!  

Et notre mère est une statue de sel 

A Sodome la ville maudite.

 Elles brûlent de fièvre.

Autour de la lampe vole

Un papillon de nuit. 

“ Ma soeur, soit prête!  

Notre père arrive  

De son pas lourd et chancelant. 

       

              

 ABRAHAM ET SARAH 

Abraham, quand auront-nous un enfant?

Nous sommes déjà âgés!  

 Bien des gens à notre âge,  

 Ont déjà leur dix-huitième enfant!

 Abraham sourit, reste silencieux

 Et tire de sa pipe des volutes de fumée

 “ Ca viendra ma femme car si Dieu le veut

Même un balai peut tirer comme un fusil.. ”

  Abraham, entends-tu?

 Chaque nuit mon corps sanglote!

 Haggar est seulement ta servante

 Alors que moi, je suis ta femme légitime!

  Souvent il me semble que le reflet

 De l’étoile dans la vitre,

 Est l’Ame de notre enfant

 Qui plane par ici tous les soirs

 Dans la pluie, les ombres, le vent...

  Abraham sourit, reste silencieux

 Et tire de sa pipe des volutes de fumée

 “ Ca viendra ma femme car si Dieu le veut

 Même un balai peut tirer comme un fusil.. ”

  Quand parfois je vois l’enfant de Haggar

 Jouer avec le soleil dans le sable,

 Et que je lui caresse doucement la tête,

 Ma main, bizarrement, devient brusquement triste!

  Et quand je prends cet enfant sur les genoux,

 Et qu’il sourit de plaisir et de joie,

 Mes yeux s’agrandissent et pleurent,

 Et mon sang, bizarrement, se glace de tristesse.

  Abraham, quand auront-nous un enfant?

 Nous sommes déjà âgés!

 Bien des gens à notre âge,

Ont déjà leur dix-huitième enfant!

 Abraham sourit, reste silencieux

 Et tire de sa pipe des volutes de fumée

 " Ca viendra ma femme car si Dieu le veut

 Même un balai peut tirer comme un fusil ..”  

  

                        EVE ET LE POMMIER

 Près du pommier se tient Eve. 

Le soleil couchant est d’or.

 Que sais-tu, mère Eve?

 Que sais-tu de la mort?

  La mort c’est le pommier,

 Qui incline ses branches fatiguées;

 Et sur l’arbre l’oiseau du soir,

 Qui chante son chant dans le noir.

 Adam est parti très tôt

 Seul dans la forêt sauvage

 Adam dit: “ la forêt est sauvage

 Et tout ce qui est sauvage est beau ”.

   Mais elle a peur de la forêt.

 Elle est attirée par le pommier.

 “ Et puisque tu ne viens pas à Lui, Eve,

 C’est Lui qui vient vers toi, en rêve”.

  Il murmure, et sur elle s’est incliné.

  Eve entend ces mots: “ Ta destinée,

  Est d’oublier ce que Lui,

 Le Très Grand t’a interdit... ”

 Et Eve cueille une pomme.

 Tout lui semble étrangement léger,

 Amoureuse, elle tourne autour de l’arbre comme

Un grand papillon aux ailes déployées.

  

Et “ Celui ” qui a interdit le pommier,

 Avoue lui même: “ quelle beauté! ”.

 Et retient encore un instant

 Le beau soleil couchant.

  Ceci est le rêve de chaque nuitée.

 Mais quelle est la réalité?

 Et Eve sent l’arbre pleurer

 Le long de sa chevelure dorée.

 “ Ne pleure pas, beau pommier 

Tu murmures et chante en moi.

 Et tu es plus fort que la destinée

Qui me met en garde contre toi ”.

 Et Eve entoure le pommier sublime

 De ses deux mains, amoureusement,

 Et au dessus de la cîme,

 Frémissent les étoiles religieusement.

 

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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /2006 17:32

Petit film sans aucun rapport avec le blog . Il n'est là que pour créér une structure d'accueil


 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /2006 11:21

Chantons en Yiddish

           YIDDISH-YIDDISH.jpg

  - Zog nit keyn mol 

  - Beltz 

  - Tum-Balalayka 

  - Dona Dona 

  - Yakhne dvoche 

  - Yankele 

  - A Yddishe mame 

  - Akhtzig er un zibetzik  

  - Khanuke lempele

  Yoshke fourt avek

  Yidl mitn fidl

  Dos lied fun Aizenbahn

  Moyshele, mayn fraynd

 


  Ecoutons ..... en Yiddish

 


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Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /2006 21:58
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