ASSOCIATION DES AMIS
DE LA COMMISSION CENTRALE DE L'ENFANCE
Après plusieurs mois de réflexion et de bilan, lors d'un séminaire le 9 juin 2007, le Conseil d'Administration a mis à jour 5 idées-forces qui constituent dorénavant
LES ORIENTATIONS de l’AACCE
(Association des Amis de la Commission Centrale de l'Enfance)
Le référent de notre Association demeure la Commission Centrale de l’Enfance (CCE) et le travail éducatif accompli entre 1945 et 1988, auprès de nombreuses générations d’enfants, au travers des foyers, colonies et patronages.Nous voulons faire connaître et valoriser son action ainsi que celle menée par l’AACCE depuis 1990, afin d’éviter toute rupture intergénérationnelle.
Le travail de mémoire : Nous sommes aussi les héritiers d’une Histoire multiséculaire constituée de périodes de paix, de re-constructions et de douleurs dont la plus dramatique fut la Shoah. Celle-ci constitue un élément névralgique de notre questionnement et de notre identité. Passeurs de mémoire, nous voulons lutter contre l’oubli et contre toute forme de négationnisme, sans pour autant nous cantonner aux seules commémorations ou nous définir dans un projet mortifère. Comme survivants ou descendants de survivants, nous aspirons aussi à construire un projet porteur de devenirs.
La judéité renvoie au sentiment d’identité juive qui nous habite et à la manière dont nous vivons cette identité, y compris au sein du monde non-juif. Elle ne nous coupe pas par conséquent de la société française dans laquelle elle s’insère. A la fois ouverte, culturelle, laïque, la judéité dont nous sommes porteurs et acteurs, se différencie du communautarisme qui génère le repli sur le groupe. Notre inscription dans la sphère juive laïque ne peut être synonyme de fermeture aux autres. Tel est le sens même de la laïcité, au-delà de tout rituel religieux qui ne saurait nous définir. La laïcité porteuse de valeurs est à défendre. Notre judéité est accueillante, non exclusive.
L’humanisme implique le respect des individus et le dialogue avec les autres cultures. Il induit un engagement réel contre les discriminations, quelles qu’elles soient ; le droit à la différence élaboré dans le respect mutuel, constituant une source d’enrichissement. Nous concevons l’humanisme comme source d’épanouissement et d’émancipation afin de permettre aux hommes d’être acteurs de leur propre vie.
Une éthique de gauche : au-delà des valeurs humanistes et laïques qui nous animent, celles-ci doivent voir leur prolongement dans les actes. L’ancrage à gauche signifie que nous ne pouvons être en dehors des mouvements sociaux qui visent au progrès collectif, élément constitutif du progrès individuel dans une société plus équitable.
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