ASSOCIATION DES AMIS
DE LA COMMISSION CENTRALE DE L'ENFANCE
LES GRANDES DATES DE L’HISTOIRE DE LA
COMMISSION CENTRALE de l’ENFANCE Avril 1943 :
Cette organisation, principalement dirigée par des communistes, mène un combat politique armé et s’illustre notamment dans le sauvetage d’adultes et d’enfants. Elle sauve ainsi plusieurs centaines de jeunes Juifs menacés de rafle et de déportation.
Secourir physiquement les enfants est un de leurs objectifs et un autre consiste à redonner espoir aux rescapés. Des êtres magnifiquement déterminés mènent ce combat pour la survie. 1944 : Dès
1945 :
A Montreuil, se fit le premier regroupement d’enfants autour de Sophie Schwartz, Sonia Bianchi, Anna Vilner, Louba et tant d’autres…
Les premières « maisons » fonctionnent tant bien que mal, gérées par des volontaires, animés d’une opiniâtre ferveur. Les jeunes ont besoin de référents, de structures, de foyers, d’affection… les organisateurs insufflent de l’espérance en un avenir bâti sur des drames. Reconstruire, réparer, donner du sens à la vie…
Dans les faits,
Mois après mois, des lieux s’ouvrent… Andrésy, Le Raincy, Livry-Gargan, Aix-les Bains… 1947 :
Des êtres eux-mêmes meurtris, prennent en charge ces jeunes et veulent leur rendre le goût et des raisons de vivre. « On ne dira jamais assez ce qu’ont été toutes ces femmes, tous ces hommes, ces militants, à quel point ils étaient dévoués ! C’était difficile, angoissant. Il fallait être fort, généreux. Ils agissaient, ne se posaient pas de questions, il fallait que ça tienne ! » (D.Darès)
750 enfants séjournent quelques semaines dans ces « Maisons », plus de 350 y demeurent plusieurs mois ou plusieurs années.
Des actions de solidarité sont entreprises par ailleurs, en faveur d’une population juive diminuée, souvent sans abri, sans travail. Le Dispensaire est créé, une aide sociale aux familles fonctionne. De 1945 à 1963 les « patros » d’arrondissements se développent dans tout Paris et certaines années plus de 500 enfants sont accueillis. Les familles sont soulagées, le jeudi, le dimanche… les enfants bénéficient d’un encadrement créant de multiples activités : kermesses, spectacles, commémorations, manifestations, fêtes…
De 1945 à 1988 les « colos » voient passer environ 15000 enfants à Andrésy, Aix, Tarnos, au Château du Roc… Jeux, activités manuelles, sports, chants, danses, spectacles, cours de yiddish, discussions autour de l’histoire juive, de
Les moniteurs porteurs du « projet éducatif » sont choisis de préférence parmi les anciens ayant fréquenté les colonies. Louba, la « bâtisseuse » dirige les activités avec le « groupe Direction » et forme les cadres. Anna Vilner est moins visible, elle est plus politique. Elle récolte les fonds, inlassablement. Dans des grandes villes,
Anna fait un long séjour en Afrique du Sud et revient avec beaucoup d’argent. Ce voyage restera dans les mémoires des acteurs de
C’est l’ère des lendemains qui chantent, l’enthousiasme domine, le climat est chaleureux, les erreurs sont inévitables, les désaccords existent, les sensibilités divergent. 1963 : achat du Château du Roc
1967 : la guerre des Six Jours au Proche-Orient crée des secousses telles que certains s’éloignent de
En 1968 une rupture intervient avec la dernière génération de moniteurs formés à
1988 : c’est la triste année de la mort de Louba et de la dernière colo.
Les orientations différentes ne doivent pas faire oublier l’essentiel et ce qui a été accompli. Pour beaucoup,
L’existence de
Son histoire reste à écrire et ses Amis, ses héritiers se sont donné pour but de mettre en valeur son travail.
Rétrospective Lettre n°34 Christiane Galili
| Février 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
|
||||||||||
Commentaires