ASSOCIATION DES AMIS
DE LA COMMISSION CENTRALE DE L'ENFANCE
A noter :
PROJECTION-DÉBAT
L’AACCE et le Centre Medem Arbeter Ring présentent
NOUS ETIONS DES ENFANTS…
Vendredi 9 mars 2012 à 20h30
au Centre Medem-Arbeter Ring 52 rue René Boulanger 75010 Paris
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L’AACCE VOUS INVITE
à rencontrer
Ivan JABLONKA
Autour de son livre :
Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus.
Vendredi 16 mars 2012 à 20h30
dans les locaux du Farband, situés au 5 rue des Messageries Paris 10e
à quelques pas du 14 rue de Paradis
Depuis le début des années 2000, en lien avec les événements du Proche-Orient, on a vu se développer en France l’idée selon laquelle la gauche serait la
principale responsable de la recrudescence d’actes antisémites. Cette vision est excessive et injustifiée, mais elle traduit un certain malaise. Existe-t-il ou a-t-il existé un antisémitisme
spécifique à la gauche ?
Longtemps négligée par les historiens, cette question délicate est traitée pour la première fois dans cet ouvrage extrêmement documenté, qui retrace l’histoire des positions de la gauche
française vis-à-vis de l’antisémitisme sur deux siècles.
Des débuts de la révolution industrielle à nos jours, toutes les composantes de la gauche ont tenu des propos antisémites, mais sous des formes très
différentes dans l’espace et dans le temps. À l’antisémitisme économique associant les Juifs au capitalisme, exprimé par de nombreux socialistes au XIXe siècle, s’est ajouté un
antisémitisme racial et xénophobe à partir des années 1880. Au lendemain de l’affaire Dreyfus, tournant fondamental, l’antisémitisme n’est plus revendiqué ouvertement dans les rangs de la
gauche. Mais il n’y disparaît pas pour autant et on le voit encore insidieusement à l’œuvre, dans l’entre-deux-guerres, à la SFIO et chez les pacifistes, parfois au sein du Parti communiste,
puis, après-guerre, à l’ultra-gauche, sous la forme du négationnisme.
A travers cette plongée historique passionnante, ce livre espère aider la gauche à se confronter à cette question délicate et douloureuse, non pour battre
sa coulpe dans une autoflagellation masochiste, mais pour rester vigilants contre un danger toujours possible.
Historien, directeur de recherche au CNRS, Michel Dreyfus a notamment publié Histoire de la CGT (1895-1995) (Complexe, 1995), Liberté, égalité, mutualité. Mutualisme et syndicalisme en France (1852-1967) (Éditions de l’Atelier, 2001), Histoire des Assurances sociales (en collaboration, Presses universitaires de Rennes 2006). Il a également codirigé Le Siècle des communismes (Seuil, 2004).
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