La Lettre N° 62

Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /2007 13:58
Subject: FW: Hello, bienvenue en France occupée...


Suite (ou prélude) à la lettre que Suzon à envoyée au nouveau Président de la République et que vous avez tous pu lire dans notre "La Lettre" numéro 62 du mois d'aôut 2007 (du moins , ceux qui la reçoivent ; pour les autres , nous contacter pour vous abonner ...) , je vous transmet un E-Mail que je viens de recevoir et qui contient un lien sur un article paru dans LIBERATION : très illustratif ....
                                                                                                                         Jojo


_____________________________________________________________________________________
 
>>Deux petites lois passées sous silence, depuis le 1er aout 2007, les
>>personnes de nationalité française nées à l'étranger et de religion juive,
>>doivent présenter un certificat de judaîté en plus des autres documents,
>>si
>>elles ne peuvent attester de leur judaîté, elles resteront sans carte
>>d'identité : http://www.liberation.fr/actualite/societe/272511.FR.php
>>
>>Autre loi rigolote, depuis le 1er juillet, les employeurs recevant des
>>demandes d'emploi émanant d'étrangers sont tenus de leur demander une
>>copie
>>de leur titre de séjour, et avant toute embauche, de signaler ces demandes
>>à
>>la Préfecture de Police afin d'obtenir de la Préfecture de Police
>>l'autorisation d'embauche. Les employeurs français deviennent ainsi des
>>auxiliaires de police, et les Préfectures pourront ainsi consigner les
>>parcours professionnels des étrangers, faire des stats sur les entreprises
>>qui embauchent des étrangers, dans quelle proportion.la préférence
>>nationale
>>se transforme en nationale-socialisme-préférentiel.quand je vous disais
>>que
>>le nouveau ministère de tonton Brice était un ministère des affaires
>>indigènes, copie en termes de prérogatives du haut commissariat aux
>>affaires
>>juives.
>>
>>
>>Pffffffffff.dire que Papon est mort sans voir ça.
>>
>>
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /2007 17:41

 

Pour vous mettre l'eau à la bouche .....  (et pourquoi pas la vodka , si affinités)

 

UNE DES CONFERENCES DU PROFESSEUR CLEITMAN
 
« ON N’ENTRAVE QUE TCHI » Une enquête ethno‑linguistique
 
Pierre Cleitman, philosophe, comédien, musicien, et qui plus est ancien de la CCE, a bien voulu nous faire une première conférence. Le Comité de rédaction l’en remercie vivement
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       ‑
 
Je commencerai par deux constatations. Toutes simples. Mais assez terrifiantes. La première, c'est que le monde est devenu si dur, et en même temps si mou, qu'il n'y a plus que les êtres vraiment droits qui réussissent encore à se planter. La seconde, c'est que devant ce monde à la fois si dur et si mou, la sagesse populaire française et la médecine traditionnelle chinoise sont parvenues, pratiquement mot pour mot, à une seule et même conclusion: on n'entrave que tchi ! Oui, on‑n'entrave‑que‑tchi!
 
Mais, est‑ce le même tchi, qu'on entrave, ou plutôt qu'on n'entrave pas, à Paris, à Montreuil, à Bagnolet et à Perpignan, et qui circule, plus ou moins librement, à Shangaï, à Canton ou à Pékin?
 
Entre notre tchi à nous qui signifie "rien', "que dalle", "nada", et leur tchi à eux, qui désigne le souffle primordial, cette énergie subtile qui parcourt et anime tout le vivant, et même au‑delà, y a t‑il autre chose qu'une simple identité phonétique?
 
Eh bien une enquête assez minutieuse me permet aujourd'hui de répondre, que selon toute probabilité, c'est effectivement le même tchi qui circule, s'entrave et se désentrave, chez nous comme chez eux. Et qu'il y a ici beaucoup plus qu'une simple homophonie. Il y a transmission d'un savoir. Un savoir secret. J'irais même jusqu'à dire un savoir occulte!
 
Et comme souvent, ce sont les gens du voyage, autrement dit les gitans, les tziganes, les Rom, ces Rom, qui mènent à tous les chemins, qui en ont été les vecteurs, plus ou moins conscients d'ailleurs.
 
L'itinéraire étant celui de la Route de la Soie, qui part de Chine, pour finalement aboutir, via le désert de Gobi, le Pamir, le. Rajahstan, l'Ouzbékistan, la Turquie d’Asie et d'Europe, la Transylvanie, l'Empire des Habsbourg, les grandes foires de Champagne de Flandre et de Picardie, à Paris!
 
Plus précisémént à ces deux accès quasi obligés de la capitale que sont, quand on vient, comme c'est le cas ici, du nord et de l'est : la porte de Clignancourt, et la porte de Montreuil.
 
C'est là, porte de Clignancourt et de Montreuil, que le tchi, dont la notion est devenue entre temps familière au gitan, grâce aux nombreux contacts qu'il a pu nouer tout au long du parcours avec les caravaniers chinois, au point d'adopter le mot tel quel dans sa propre langue, le romanes, comme figure de négation tous azimuths, c'est là donc que le tchi venu de Chine va passer tout naturellement du gitan ... au pékin! Le pékin qui arpente sans but ni finalité particulière le pavé des puces de Montreuil et de Clignancourt, et qui va se mettre à s'exclamer à tout bout de champ qu'il n'entrave que tchi, qu'il ne comprend rien!
 
La formule va ensuite gagner la petite couronne, puis la France entière. Mais sans que son véritable contenu soit jamais élucidé. Car l'affirmation, apparemment anodine, de non compréhension, véhicule en réalité toute une réflexion philosophique, d'inspiration je dirais tzigano‑taoïste, qui porte essentiellement sur l'ambiguïté fondamentale de la notion d'entrave, et que je vais tenter de résumer le plus fidèlement possible.
 
On peut se représenter le tchi comme un fleuve immense, sans aucune espèce de borne ou de limite, qui s'amuserait de temps à autre à entraver une partie de son cours. Mais ce faisant il le détourne, crée un méandre, qui se transforme en boucle, puis la boucle se referme et dans la boucle ainsi refermée une naissance peut se produire, un nouvel être venir au monde.
 
C'est donc en "la bouclant" que le tchi s'exprime, qu'il nous exprime.
 
Et c'est en entravant son débit qu'il nous sort de son lit pour nous faire advenir.
 
Le sage, qui est tout imprégné, tout imbibé de tchi, c'est donc lui aussi bien sûr en "la bouclant" qu'il va s'exprimer! Car il comprend, il "entrave", qu'en "entravant" qu'on n’entrave que tchi, on "entrave" qu'on "entrave", qu'on n'entrave que tchi.
 
Mais l'insensé, lui, qui se targue de désentraver à tout va, à tous égards et à tout propos, l'insensé ne comprend pas, "n’entrave" pas, qu'en désentravant sans trave ... pardon.. sans trêve, et sans entrave, en la débouclant, il SE déboucle!
 
Précipitant ainsi sa fin. Et par là‑même la nôtre.
 
Car comme le dit le poète, et ce sera ma conclusion pour aujourd'hui:
 
« Mes relations m'ont ouvert les portes
 Et j'ai disparu dans le courant d'air. »
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Mercredi 12 septembre 2007 3 12 /09 /2007 15:22

MOYSHELE, MAYN FRAYND

(Texte et musique de M. Gebirtig)

Vos makhstu epes Moyshele?

Kh'derken dikh nokh on blick,

Du bist geven mayn khaverl

Mit yorn fil tsurik,

Un oykh in kheyder hobn mir

Gelernt lang banand

Ot shteyt far mir der rebe nokh

Der kantshik in zayn hant

Refrain:

Oy, vu nemt men tsurik di yorn

Yene sheyne tsayt?

Oy, dos yunge sheyne lebn

Iz fun undz shoyn vayt

Oy, vu nemt men tsurik di yorn,

Moyshele, mayn fraynd?

Oy, nokh yenem beyzn rebn

Benkt dos harts nokh haynt.

Vi geyt es epes Berelen,

Avremele vos makht?

Un Zamele un Yosele?

Zeyer oft fun aykh getrakht,

Geholemt fun aykh, kinderlekh,

Gezen zikh in der mit,

Gevorn alte yidelekh

Vi shnel dos lebn flit.

Refrain

Oy, vu nemt men tsurik di yorn…

Oy, nokh yene yunge laydn

Benkt do harts nokh haynt.

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Mercredi 12 septembre 2007 3 12 /09 /2007 15:27

RZESZOW 
                                 (à la demande de Fernande Stenay)

(165 km à l'est de Cracovie, population en 1939: 42.000 habitants dont 33% de juifs,

actuellement 160.000 habitants)

On trouve une première charte municipale en 1354, mais la ville devint propriété privée de la noblesse polonaise au moment de la partition du Commonwealth Polonais. Il avait déjà une présence juive au quatorzième siècle. Au 18°siècle la communauté était florissante. Ses orfèvres et ses marchands d'habits étaient renommés dans l'Europe entière. Les voyageurs du 19°siècles appelaient Rzeszow la "Petite Jérusalem". Après la partition cette ville galicienne passa sous l'autorité des Autrichiens. Les Hassidim y furent très nombreux mais la ville devint également un centre de la Haskalah. A la fin du 19°siècle, les Juifs de Rzeszow obtinrent des droits civils, incluant le droit de vote dans les élections locales et au Parlement. Au 20°siècle le mouvement sioniste y devint particulièrement influent. Le dernier Grand Rabbin, Aaron Lewin, fut plusieurs fois élu député au Parlement Polonais.

Les Allemands entrèrent à Rzeszow le 10 septembre 1940. Un ghetto fût imposé en Janvier 1942 et liquidé six mois plus tard quand plus de 20.000 juifs furent envoyés au camp de la mort de Belzec. Un autre ghetto fût établi en novembre et transformé en camp de travaux forcés pour les 3.000 juifs restants. Les familles de ces travailleurs furent déportées à Auschwitz-Birkenau en septembre 1943 et la plupart des travailleurs restant, au camp de travail de Szebnia. Il restait environ 600 juifs à travailler près de Rzeszow jusqu'en juillet 1944 quand les allemands commencèrent leur retraite. Quelques juifs réussirent alors à s'évader et à rejoindre les bois environnants. Les autres furent déportés en Allemagne.

Il subsiste une vieille synagogue datant du 17°siècle, transformée en Archives Nationales. La synagogue de la ville nouvelle datant de 1686 est transformée en galerie d'art.

Cimetière juif comprenant environ 300 tombes datant du 19°siècle.

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